Le cannabis permettra-t-il la synthèse de médicaments utiles?
Au Canada, Cannasat Therapeutics Inc. administre des expériences pour démontrer l’utilité du CAT310 et du CAT320, deux mélanges différents de cannabinoides. La formulation du CAT310sera peut-être commercialisée contre la douleur ou les nausées et le CAT320 sera plutôt utilisé contre la schizophrénie ou l’anxiété.
Le chef de la direction est David Hill. Comme l’entreprise est au stade d’essais cliniques, elle ne recoit pas de redevances sur ses ventes et elle perd plus de 100,000 $ par mois. Pour continuer de financer ses essais cliniques, elle a vendu ses actions de Prairie Plant Systems, l’entreprise d’agriculture choisie par Santé Canada pour exploiter des fermes légales de cannabis. Les actions de Cannasat Therapeutics Inc. sont transigées sur le parquet « Venture » de la bourse de Toronto avec le code abrégé CTH depuis avril 2006. La fondation de la société date de janvier 2004.
À Londres, G W Pharmaceuticals développe Sativex, un aérosol oral qui a peut-être un avenir prometteur comme médicament contre la sclérose en plaques, le cancer et les neuropathies causant des douleurs intenses. Le Sativex est un produit de qualité pharmaceutique dont la formule et le dosage sont précisément mesurés. L’absobtion par l’organisme et l’efficacité ont été démontrées scientifiquement. Au Canada, Bayer assure la distribution de Sativex qui est approuvé depuis août 2007 si les opiacés ne suffisent pas à soulager les douleurs dûes au cancer avancé. Le sativex est distribué par Almirall en Europe continentale, et par Otsuka aux Etats-Unis. Les recherches de G W P (portent) aussi sur CBD et leTHCV . GW Pharma a fondé la Cannabinoid Research Institute, dirrigée par le Dr Philip Rosen et dont les antennes de collaboration incluent des chwercheurs américains, israeliens, italiens et Néo-Zélandais.
Le cannabidiol (CBD) inhibe la sérotonine comme les anti-psychotiques.
Le 4 juin 2007, GWP a annoncé qu’elle entreprenait une étude de phase 1 avec des adultes pour évaluer les effets du Delta-9-tetrahydrocannabivarin contre l’obésité et le diabète.
Les actions de GW Pharmaceuticals sont transigées sur le
LSE alternative investment market abréviation GWP entrée à la bourse en juin 2001.
GWP existe depuis 1998.
La International Cannabinoid Research Society procure un lieu d’échange pour les chercheurs dont le travail porte sur les cannabinoides.
mercredi 3 décembre 2008
Les hospitalisations sont plus courtes
Rapports de l’institut canadien d’information sur la santé
Selon un rapport de l’institut canadien d’information sur la santé daté du 19 août 2008, la durée moyenne de séjour d’un patient admis dans un hopital général à la suite d’une maladie mentale est passée de 36 jours en 2000-2001 à 16 jours en 2005-2006. La moyenne au Québec est de 21 jours. Dans le Grand Nord, les hospitalisations sont plus courtes et sont plus souvent liées à des abus de substances. Puisque on cherche de plus en plus à traiter dans la communauté, les hospitalisations sont moins longues. Une autre étude de l’ICIS démontre un lien entre la durée de séjour à l’hôpital et la réadmission en raison d’une schizophrénie. Si le séjour est plus long, le patient est moins susceptible d’être réadmis et il passera plus de temps dans la collectivité avant d’être ré-admis. L’ICIS est une initiative conjointe du gouvernement fédéral et des gouvernements provinciaux. Une grande quantité d’information est disponible sur son site web qui est :
http://secure.cihi.ca/cihiweb
Selon un rapport de l’institut canadien d’information sur la santé daté du 19 août 2008, la durée moyenne de séjour d’un patient admis dans un hopital général à la suite d’une maladie mentale est passée de 36 jours en 2000-2001 à 16 jours en 2005-2006. La moyenne au Québec est de 21 jours. Dans le Grand Nord, les hospitalisations sont plus courtes et sont plus souvent liées à des abus de substances. Puisque on cherche de plus en plus à traiter dans la communauté, les hospitalisations sont moins longues. Une autre étude de l’ICIS démontre un lien entre la durée de séjour à l’hôpital et la réadmission en raison d’une schizophrénie. Si le séjour est plus long, le patient est moins susceptible d’être réadmis et il passera plus de temps dans la collectivité avant d’être ré-admis. L’ICIS est une initiative conjointe du gouvernement fédéral et des gouvernements provinciaux. Une grande quantité d’information est disponible sur son site web qui est :
http://secure.cihi.ca/cihiweb
mardi 18 novembre 2008
sondage de L'association medicale canadienne
Un sondage de l’association médicale canadienne dont les résultats ont été publiés en août 2008 nous révèle l’ampleur de la stigmatisation envèrs la maladie mentale.
Seulement 50% révèlerait à un ami qu’un membre de sa famille a une maladie mentale alors que 72 % d’entre eux parlerait d’un diagnostic de cancer.
46% des canadiens croient qu’on masque un mauvais comportement en se servant de l’expression « maladie mentale ». Environ 60 % des personnes rejointes par téléphone éviteraient de choisir un professionnel qui aurait une maladie mentale. 55% de l’échantillon de 2024 personnes intervewés ne marieraient pas une personne qui a une maladie mentale. 27 % auraient peur de cotoyer un malade mental.
Pourtant 15 % de l’échantillon ont déjà eu un diagnostic de dépression! 50 % disent que l’abus de drogues ou d’alcool ne sont pas des maladies mentales.
Cependant, 72% des personnes sondées croient que le traitement des maladies mentales mérite un financement de l’état au même titre que les autres maladies. 80% des canadiens éviteraient la compagnie de quelqu’un qui a un problème d’alcool ou de drogue et moins de 5 % engageraient quelqu’un qui a un problème de drogue ou d’alcool.
Un sondage de l’AMC effectué auprès des médecins nous informe que :
85% des généralistes traitent des patients qui ont une maladie mentale chronique.
64% des médecins disent que l’acces aux soins psychiatriques est médiocre ou faible.
Seulement 50% révèlerait à un ami qu’un membre de sa famille a une maladie mentale alors que 72 % d’entre eux parlerait d’un diagnostic de cancer.
46% des canadiens croient qu’on masque un mauvais comportement en se servant de l’expression « maladie mentale ». Environ 60 % des personnes rejointes par téléphone éviteraient de choisir un professionnel qui aurait une maladie mentale. 55% de l’échantillon de 2024 personnes intervewés ne marieraient pas une personne qui a une maladie mentale. 27 % auraient peur de cotoyer un malade mental.
Pourtant 15 % de l’échantillon ont déjà eu un diagnostic de dépression! 50 % disent que l’abus de drogues ou d’alcool ne sont pas des maladies mentales.
Cependant, 72% des personnes sondées croient que le traitement des maladies mentales mérite un financement de l’état au même titre que les autres maladies. 80% des canadiens éviteraient la compagnie de quelqu’un qui a un problème d’alcool ou de drogue et moins de 5 % engageraient quelqu’un qui a un problème de drogue ou d’alcool.
Un sondage de l’AMC effectué auprès des médecins nous informe que :
85% des généralistes traitent des patients qui ont une maladie mentale chronique.
64% des médecins disent que l’acces aux soins psychiatriques est médiocre ou faible.
Le poete de Bordeaux
La drogue
J'ai souvent pris de la drogue et ses dérivés.
J'ai descendu en enfer.
J'ai même essayé les opiacées.
Je conclu que l'enfer est sur terre ! ! !
J'ai vu les pires saloperies des hommes…
Depuis l'histoire de la pomme.
Si Ève était la concubine d'Adam.
Adam n'a rien changé depuis ce temps.
Parfois, j'aimerais reprendre certain produits.
Je sais qu'ils ont écrit ma vie.
J'ai reçu sans eau au fond d'un puit.
Dans l'océan de l'oubli.
Je suis devenu un cavalier essoufflé.
J'ai déjà été essoufflant ; je veux me reposer.
Je connais maintenant la fatigue.
Ma sentence fait partie de mon intrigue.
J'ai déjà eu du plaisir.
La drogue maintenant me fait du déplaisir.
Je n'ai plus le même désir.
La mort cherchait à me faire mourir.
Il me reste l'avenir.
Sans drogue je veux vivre.
Je veux connaître la joie.
Parce que trop lourde est ma croix ! ! !
J'ai souvent pris de la drogue et ses dérivés.
J'ai descendu en enfer.
J'ai même essayé les opiacées.
Je conclu que l'enfer est sur terre ! ! !
JEAN-PIERRE LIZOTTE
Lisez d'autres poemes au www.souverains.qc.ca/recidivi.html
samedi 8 novembre 2008
Mort de Claudio Castagnetta à Quebec
Environ 150 manifestants se sont réunis le 20 septembre 2008 pour souligner le premier anniversaire de la mort de Claudio Castagnetta, un ressortissant italien. Le 18 septembre 2007, il circulait pieds nus dans une épicerie et dérangait la clientelle, donc le gérant a fait appel à la police. Six policiers sont intervenus et ont utilisé des décharges de Taser car il résistait à son arrestation. Au quartier cellulaire du parc Victoria où on l'a d'abord ammené, il se frappe la tête sur les murs : pour le protéger, on lui met un casque de hockey. Il crie la nuit, enlève ses vêtements et a des convulsions. À midi, il est transporté au Palais de Justice de Québec : il lèche les murs, vomit, s'asperge le visage avec l'eau de la toilette. On note aussi des propos incohérents et des pertes d'équilibre donc il ne comparait pas et est transféré au centre de détention de Québec. On croit qu'il résiste passivement mais il est inconscient. Il meurt à l'hôpital le lendemain.
À l'autopsie, le Dr Jean Brochu a établi que Castagnetta est mort d'un oedeme cérébral donc les décharges de Taser qu'il a recues n'ont pas causé la mort. On a décelé de la métamphétamine dans son urine.
La députée péquiste Agnes Maltais appuie un moratoire sur le Taser ainsi qu'une entité indépendante pour enquêter sur la police. Le consul honoraire d'Italie à Québec Ricardo Rossini fait pression sur les gouvernements du Canada et du Québec pour qu'il y ait une enquête sur le décès.
Par ailleurs, le rapport du coroner sur la mort de Mohamed Anas Bennis survenue le 1 décembre 2005 ne sera pas rendu public. Le ministre de la sécurité publique utilise l'article 101 de la loi sur la recherche des causes et des circonstances de décès pour ne pas publier ce rapport pour protéger les intérêts de l'autorité civile. La police de Montréal a été impliquée dans 40 morts en 20 ans. En 5 ans, 53 civils sont morts lors d'opérations policières au Québec et 12 policiers sont morts en devoir à Montréal.
À l'autopsie, le Dr Jean Brochu a établi que Castagnetta est mort d'un oedeme cérébral donc les décharges de Taser qu'il a recues n'ont pas causé la mort. On a décelé de la métamphétamine dans son urine.
La députée péquiste Agnes Maltais appuie un moratoire sur le Taser ainsi qu'une entité indépendante pour enquêter sur la police. Le consul honoraire d'Italie à Québec Ricardo Rossini fait pression sur les gouvernements du Canada et du Québec pour qu'il y ait une enquête sur le décès.
Par ailleurs, le rapport du coroner sur la mort de Mohamed Anas Bennis survenue le 1 décembre 2005 ne sera pas rendu public. Le ministre de la sécurité publique utilise l'article 101 de la loi sur la recherche des causes et des circonstances de décès pour ne pas publier ce rapport pour protéger les intérêts de l'autorité civile. La police de Montréal a été impliquée dans 40 morts en 20 ans. En 5 ans, 53 civils sont morts lors d'opérations policières au Québec et 12 policiers sont morts en devoir à Montréal.
Libellés :
Oedème cérébral? Taser? méthamphétamine?
dimanche 2 novembre 2008
Troubles concomitants
Troubles concomitants:
Usage de cannabis chez les schizophrènes
Dans le Schizophrenia Bulletin (2007 pages 947 et suivantes) Bruce Rounsaville rapporte qu’il est courant que les patients en psychose fassent usage de cannabis. Quelle est la cause? Quelle est la conséquence? Quelle est la contribution du cannabis à la psychose? Comment classifier cet épisode car le DSM IV exclue un diagnostic de schizophrénie si la psychose peut être due à une substance psychoactive? Un Américain sur 7 admet faire un usage de cannabis mais la moitié des Américains schizophrènes admettent en faire usage.
Henquet (Schizophrenia Bulletin – 2005 pages 608 et suivantes ) dans sa méta analyse de 7 études à long terme, rapporte que le risque est doublé chez les utilisateurs de cannabis. La plupart des psychiatres sont plus prudents et indiquent qu’une contribution génétique s’ajoute à une contribution environnementale (stress, nouvelles responsabilités, etc. ) pour augmenter les risques. Le cannabis n’accroit probablement pas l’incidence de la schizophrénie mais la précipite et l’aggrave.
Une plus grande apathie peut être attribuée à la consommation de nombreuses drogues dont le cannabis.
À la conférence du 21 octobre, le Dr Barabé commence en indiquant que la distinction entre une psychose toxique et le début d’une schizophrénie est difficile à établir. Les mêmes syptomes sont présents; donc un suivi pendant un certain temps avec abstinence nous le dira. Une des causes de la consommation est la vie plate (sans travail, vie seul, pas d’activité dans laquelle il s’investit, mauvaises fréquentations) que mènent la plupart des schizophrènes. Les impacts de la consommation peuvent être dévastateurs : risque augmenté de violence, de suicide, moins de stabilité au travail ou aux études, problèmes financiers et problèmes de logement. Enfin, quand il fait partie du monde de la drogue, et surtout s’il est endetté, l’individu peut être appelé à être un pion sur un échiquier qui assume des risques et peut être sacrifié dans un jeu complexe d’exploitation.
Pour demander à quelqu’un de changer de comportement, il doit :
1- avoir la capacité à s’investir
2- reconnaître que c’est nécessaire
3- avoir confiance en ses capacités.
Les intercventions pour parvenir à une prise de conscience de la problematique peuvent susciter le questionnement entre la consommation et les objectifs de vie, stimuler les sources de motivation et rammener l’espoir en rappelant les réussites passées. La famille ne doit pas déresponsabiliser le patient mais doit garder le contact.
L’effet d’un joint sur les poumons peut être aussi délétère que 5 cigarettes. Cependant, il n’y a pas d’effet neurotoxique à long terme.
Les schizophrènes faisant usage de cannabis vont rechuter plus souvent (Liszen 1994) et auront plus souvent besoin d’hospitalisations ( qui seront plus longues). La première psychose arrive plus tôt chez les utilisateurs de cannabis ( American Journal of Psychiatry 2004,161 pages 501-506). D’autres conséquences des troubles concommitents incluent l’itinérence, l’aliénation, la judiciarisation, un risque accru de violence (comme agresseur, victime ou suicide), une moins grande fidélité au traitement, enfin un pronostic plus sombre et une espérence de vie diminuée.
Dans le British Journal of Psychiatry, (2004 : 184 pages 110 à 117, Louise Arseneault et al) on conclut qu’on peut diminuer l’incidence de psychoses en prévenant l’usage de cannabis chez les jeunes.
Au Québec, la SAAQ a publié en 2004 une étude montrant que le cannabis double le risque d'accident mortel alors qu'une alcoolémie de 0,08 l'augmente de 24 fois. Le cannabis mélangé à une alcoolémie de 0,08 augmente le risque de 200 fois.
Usage de cannabis chez les schizophrènes
Dans le Schizophrenia Bulletin (2007 pages 947 et suivantes) Bruce Rounsaville rapporte qu’il est courant que les patients en psychose fassent usage de cannabis. Quelle est la cause? Quelle est la conséquence? Quelle est la contribution du cannabis à la psychose? Comment classifier cet épisode car le DSM IV exclue un diagnostic de schizophrénie si la psychose peut être due à une substance psychoactive? Un Américain sur 7 admet faire un usage de cannabis mais la moitié des Américains schizophrènes admettent en faire usage.
Henquet (Schizophrenia Bulletin – 2005 pages 608 et suivantes ) dans sa méta analyse de 7 études à long terme, rapporte que le risque est doublé chez les utilisateurs de cannabis. La plupart des psychiatres sont plus prudents et indiquent qu’une contribution génétique s’ajoute à une contribution environnementale (stress, nouvelles responsabilités, etc. ) pour augmenter les risques. Le cannabis n’accroit probablement pas l’incidence de la schizophrénie mais la précipite et l’aggrave.
Une plus grande apathie peut être attribuée à la consommation de nombreuses drogues dont le cannabis.
À la conférence du 21 octobre, le Dr Barabé commence en indiquant que la distinction entre une psychose toxique et le début d’une schizophrénie est difficile à établir. Les mêmes syptomes sont présents; donc un suivi pendant un certain temps avec abstinence nous le dira. Une des causes de la consommation est la vie plate (sans travail, vie seul, pas d’activité dans laquelle il s’investit, mauvaises fréquentations) que mènent la plupart des schizophrènes. Les impacts de la consommation peuvent être dévastateurs : risque augmenté de violence, de suicide, moins de stabilité au travail ou aux études, problèmes financiers et problèmes de logement. Enfin, quand il fait partie du monde de la drogue, et surtout s’il est endetté, l’individu peut être appelé à être un pion sur un échiquier qui assume des risques et peut être sacrifié dans un jeu complexe d’exploitation.
Pour demander à quelqu’un de changer de comportement, il doit :
1- avoir la capacité à s’investir
2- reconnaître que c’est nécessaire
3- avoir confiance en ses capacités.
Les intercventions pour parvenir à une prise de conscience de la problematique peuvent susciter le questionnement entre la consommation et les objectifs de vie, stimuler les sources de motivation et rammener l’espoir en rappelant les réussites passées. La famille ne doit pas déresponsabiliser le patient mais doit garder le contact.
L’effet d’un joint sur les poumons peut être aussi délétère que 5 cigarettes. Cependant, il n’y a pas d’effet neurotoxique à long terme.
Les schizophrènes faisant usage de cannabis vont rechuter plus souvent (Liszen 1994) et auront plus souvent besoin d’hospitalisations ( qui seront plus longues). La première psychose arrive plus tôt chez les utilisateurs de cannabis ( American Journal of Psychiatry 2004,161 pages 501-506). D’autres conséquences des troubles concommitents incluent l’itinérence, l’aliénation, la judiciarisation, un risque accru de violence (comme agresseur, victime ou suicide), une moins grande fidélité au traitement, enfin un pronostic plus sombre et une espérence de vie diminuée.
Dans le British Journal of Psychiatry, (2004 : 184 pages 110 à 117, Louise Arseneault et al) on conclut qu’on peut diminuer l’incidence de psychoses en prévenant l’usage de cannabis chez les jeunes.
Au Québec, la SAAQ a publié en 2004 une étude montrant que le cannabis double le risque d'accident mortel alors qu'une alcoolémie de 0,08 l'augmente de 24 fois. Le cannabis mélangé à une alcoolémie de 0,08 augmente le risque de 200 fois.
lundi 13 octobre 2008
le père Jean de la prison de Bordeaux
Invitation à trois aumôniers de prison à prendre la parole à la nouvelle librairie Paulines au 2653 Masson (coin 2e avenue) le 9 octobre 2008.
Les 600 prévenus et les 600 détenus de la prison de Bordeaux comptent sur le Père Jean pour un acceuil inconditionnel et le respect de la dignité des humains qu’ils sont. Les aumôniers s’imposent aussi une ascèse de non-curiosité.
De quoi les prévenus ont-ils peur? Les prévenus en attente d’un procès ou en attente du prononcé de leur sentence vivent avec difficulté l’incertitude de leur situation. Ceux qui se retrouvent avec une sentence de deux ans moins un jour demandent parfois au juge d’excéder le seuil de 2 ans pour qu’ils se retrouvent dans une prison fédérale car ils y seront mieux logés et bénéficiront d’un meilleur encadrement. Les pénitentiers provinciaux ont peu de programmes pour contrer la racine des problèmes comme les drogues, la violence, l’abus d’alcool ou la frustration vécue en silence.
De quoi les détenus ont-ils peur? D’abord ils ont peur de sortir! Ils s’attendent à être froidement acceuillis quand ils sortiront sans argent, sans adresse, avec leur sac de papier contenant leurs effets personnels. Beaucoup d’entre eux ont peur de retomber dans l’enfer des drogues, une condition qui a précipité leur chute vers la prison. L’insécurité face à la remise en liberté prochaine ont poussé Yvon Robidoux et Michel Lessard au suicide. Un détenu de 66 ans faisait valoir qu’à sa sortie, il devait s’attendre à un petit chèque mensuel qui lui permettrait de louer un petit 1 ½ tout seul, loin de la vie de communauté qu’il s’était forgé à Bordeaux.
Dans une optique plus positive, une période d’emprisonnement peut être vécue comme une remise en question, ou une rencontre avec soi-même. Les prisons fournissent un encadrement mais malgré la présence de gardiens, les drogues et la violence sont présentes.
Il y a des prisonniers qui ne vivent pas derrière les murs d’une institution. En effet, il est de plus en plus courant d’imposer une sentence à êrte purgée dans son appartement, avec la permission de ne sortir une heure le dimanche plus une heure par semaine pour faire l’épicerie. N’y a-t-il pas alors un danger de déprime? On peut aussi dire qu’il y a plus de « prisonniers » à l’extérieur des murs parce que les contraintes des gangs criminels et la dépendance aux drogues font des milliers de victimes.
La famille dans son ensemble souffre de l’emprisonnement d’un membre car le prisonnier, c’est souvent une mère ou un père, une épouse ou un mari, un mentor ou le soutien d’une personne agée, etc.
Notre première perception de la criminalité s’arrête souvent à un rôle masculin; pourtant la criminalité féminine augmente très rapidement surtout chez les jeunes. Pour les loger toutess, les autorités carcérales prévoient doubles le nombre d’occupantes par cellule.
Un livre sur l’expérience du père Jean, « 38 ans derrière les barreaux » est disponible à la librairie Paulines.
Les 600 prévenus et les 600 détenus de la prison de Bordeaux comptent sur le Père Jean pour un acceuil inconditionnel et le respect de la dignité des humains qu’ils sont. Les aumôniers s’imposent aussi une ascèse de non-curiosité.
De quoi les prévenus ont-ils peur? Les prévenus en attente d’un procès ou en attente du prononcé de leur sentence vivent avec difficulté l’incertitude de leur situation. Ceux qui se retrouvent avec une sentence de deux ans moins un jour demandent parfois au juge d’excéder le seuil de 2 ans pour qu’ils se retrouvent dans une prison fédérale car ils y seront mieux logés et bénéficiront d’un meilleur encadrement. Les pénitentiers provinciaux ont peu de programmes pour contrer la racine des problèmes comme les drogues, la violence, l’abus d’alcool ou la frustration vécue en silence.
De quoi les détenus ont-ils peur? D’abord ils ont peur de sortir! Ils s’attendent à être froidement acceuillis quand ils sortiront sans argent, sans adresse, avec leur sac de papier contenant leurs effets personnels. Beaucoup d’entre eux ont peur de retomber dans l’enfer des drogues, une condition qui a précipité leur chute vers la prison. L’insécurité face à la remise en liberté prochaine ont poussé Yvon Robidoux et Michel Lessard au suicide. Un détenu de 66 ans faisait valoir qu’à sa sortie, il devait s’attendre à un petit chèque mensuel qui lui permettrait de louer un petit 1 ½ tout seul, loin de la vie de communauté qu’il s’était forgé à Bordeaux.
Dans une optique plus positive, une période d’emprisonnement peut être vécue comme une remise en question, ou une rencontre avec soi-même. Les prisons fournissent un encadrement mais malgré la présence de gardiens, les drogues et la violence sont présentes.
Il y a des prisonniers qui ne vivent pas derrière les murs d’une institution. En effet, il est de plus en plus courant d’imposer une sentence à êrte purgée dans son appartement, avec la permission de ne sortir une heure le dimanche plus une heure par semaine pour faire l’épicerie. N’y a-t-il pas alors un danger de déprime? On peut aussi dire qu’il y a plus de « prisonniers » à l’extérieur des murs parce que les contraintes des gangs criminels et la dépendance aux drogues font des milliers de victimes.
La famille dans son ensemble souffre de l’emprisonnement d’un membre car le prisonnier, c’est souvent une mère ou un père, une épouse ou un mari, un mentor ou le soutien d’une personne agée, etc.
Notre première perception de la criminalité s’arrête souvent à un rôle masculin; pourtant la criminalité féminine augmente très rapidement surtout chez les jeunes. Pour les loger toutess, les autorités carcérales prévoient doubles le nombre d’occupantes par cellule.
Un livre sur l’expérience du père Jean, « 38 ans derrière les barreaux » est disponible à la librairie Paulines.
samedi 4 octobre 2008
Conférence de Michael Kirby
Le 25 septembre 2008, à la salle de concert Oscar Peterson du campus Loyola de l’université Concordia, Michel Kerby, président de la commission de santé mentale du Canada, nous a parlé des priorités de la commission. La commission dispose d’une enveloppe de 110,000,000 $ pour 5 ans.
D’abord, des projets pilotes pour contrer l’itinérence seront établis à Moncton (NB), Montréal, Toronto, Winnipeg et Vancouver.
Aussi, des campagnes visant à contrer la stigmatisation en fournissant de l’information aux jeunes et aux professionnels de la santé seront bientôt élaborés. Les maladies mentales apparaissent souvent à l’adolescence; il est donc indiqué d’en parler aux jeunes à l’école afin qu’ils reconnaissent les symptomes de troubles auquels ils pourraient être confrontés.
Lors de la première réunion informelle de la commission sénatoriale dirrigée par Micheal Kerby, les membres ont partagé les impacts que les maladies mentales ont infligé à leur parenté. Un premier tour de table a pu établir que tous étaient touchés. Puis, ils ont constaté que c’était la première fois qu’ils en parlaient en dehors du cercle limité de leur famille.
Le coût associé aux maladies mentales et aux abus de substances est établi à 33,000,000,000 $ pour le Canada en 2002. En 2007, il est estimé à 33,000,000,000 $ pour l’Ontario seulement : les coûts croissent très rapidement!
Les organismes de soutien par les pairs comme Alternative-Centregens jouent un rôle important dans la vie de nombreux « consommateurs » à un coût modeste. Les « conseillers spirituels » -pas nécessairement des prêtres- vont être appelés à éclairer des choix et apporter le pardon des fautes.
Les enfants constituent la population la plus défavorisée dans le système de soins en santé mentale. 83% des enfants atteints ne cherchent pas d’aide. Les services spécialisés – à l’école ou dans la communauté – sont débordés.
Le respect de la confidentialité pose souvent un problème qui fait que la famille se sent écartée du processus de rétablissement. Le système de soins impose souvent des barrières au dix-huitième et au soixante-cinqièmes anniversaires, obligeant parfois même un changement de thérapeute. M. Kirby affirme aussi que le modèle médical (avec son accent sur les médecins et les hôpitaux) n’est pas nécessairement le meilleur pour ces maladies qui ont tellement de dimentions (comme la dynamique familiale, l’orientation occupationnelle, le soutien de la communauté, le réseau social, les problèmes juridiques, les choix budgetaires, la stigmatisation, etc.). Enfin, M. Kirby (qui a lui-même un doctorat) dénonce l’exigence courante d’un doctorat en psychologie pour être admis à pratiquer la psychologie au Québec.
Enfin, M. Kirby invite à la mobilisation de tous ceux qui sont touchés par la maladie mentale pour une grande marche ou une activité ----thon semblable qui aura lieu au printemps 2009. Les organismes communautaires seront avisés afin d'attirer le plus grand nombre de participants possible.
D’abord, des projets pilotes pour contrer l’itinérence seront établis à Moncton (NB), Montréal, Toronto, Winnipeg et Vancouver.
Aussi, des campagnes visant à contrer la stigmatisation en fournissant de l’information aux jeunes et aux professionnels de la santé seront bientôt élaborés. Les maladies mentales apparaissent souvent à l’adolescence; il est donc indiqué d’en parler aux jeunes à l’école afin qu’ils reconnaissent les symptomes de troubles auquels ils pourraient être confrontés.
Lors de la première réunion informelle de la commission sénatoriale dirrigée par Micheal Kerby, les membres ont partagé les impacts que les maladies mentales ont infligé à leur parenté. Un premier tour de table a pu établir que tous étaient touchés. Puis, ils ont constaté que c’était la première fois qu’ils en parlaient en dehors du cercle limité de leur famille.
Le coût associé aux maladies mentales et aux abus de substances est établi à 33,000,000,000 $ pour le Canada en 2002. En 2007, il est estimé à 33,000,000,000 $ pour l’Ontario seulement : les coûts croissent très rapidement!
Les organismes de soutien par les pairs comme Alternative-Centregens jouent un rôle important dans la vie de nombreux « consommateurs » à un coût modeste. Les « conseillers spirituels » -pas nécessairement des prêtres- vont être appelés à éclairer des choix et apporter le pardon des fautes.
Les enfants constituent la population la plus défavorisée dans le système de soins en santé mentale. 83% des enfants atteints ne cherchent pas d’aide. Les services spécialisés – à l’école ou dans la communauté – sont débordés.
Le respect de la confidentialité pose souvent un problème qui fait que la famille se sent écartée du processus de rétablissement. Le système de soins impose souvent des barrières au dix-huitième et au soixante-cinqièmes anniversaires, obligeant parfois même un changement de thérapeute. M. Kirby affirme aussi que le modèle médical (avec son accent sur les médecins et les hôpitaux) n’est pas nécessairement le meilleur pour ces maladies qui ont tellement de dimentions (comme la dynamique familiale, l’orientation occupationnelle, le soutien de la communauté, le réseau social, les problèmes juridiques, les choix budgetaires, la stigmatisation, etc.). Enfin, M. Kirby (qui a lui-même un doctorat) dénonce l’exigence courante d’un doctorat en psychologie pour être admis à pratiquer la psychologie au Québec.
Enfin, M. Kirby invite à la mobilisation de tous ceux qui sont touchés par la maladie mentale pour une grande marche ou une activité ----thon semblable qui aura lieu au printemps 2009. Les organismes communautaires seront avisés afin d'attirer le plus grand nombre de participants possible.
samedi 30 août 2008
Programmation Automne 2008
PROGRAMMATION - Automne 2008
Toutes les soirées partage débutent à 19 h 00 ou18h30
Toutes les conférences débutent à 19 h 30
Septembre
Mardi 09 soirée partage Les Ménestrels anonymes 1912, chemin Chambly, Longueuil
Lundi 15 soirée partage CHLD St-Lambert, 831, rue Notre-Dame, St-Lambert
Mardi 16 conference Mieux comprendre le systeme psychiatrique ALPAMEM, 1800 le Corbusier #134, 1-450-688-0541, Laval, 19 h
Jeudi 25 conferenc 2008 par Micheal Kirby a 19 heures entree libre Salle Oscar Peterson 7141 Sherbrooke ouest organise par AMI-Quebec 514-486-1448 en anglais
Vendredi, samedi et dimanche 26,27,28 exposition Regards sur l'art cru. samedi de 13h30 a 15h15 journee du film sur l'art brut et l'art therapeutique au 100 Sherbrooke est 4e etage
exposition ouverte ven+dim 10h30 a 11h30 et 14h a 15h et samedi de13h30 a 15h et 15h15 a 16h30 http://www.impatients.ca/, dans le cadre des journees de la culture
Lundi 29 soirée partage IGA Extra, 2e étage, 2400, boul. du Millénaire, Saint-Basile-le-Grand
Octobre
Lundi 01 soirée partage CHLD St-Lambert, 831, rue Notre-Dame, St-Lambert
Mardi 07 soirée partage Les Troubadours anonymes 1912, chemin Chambly, Longueuil
Mardi 14 Conférence ***Cancellée***
Mardi 21 Grande conférence sur les drogues et la maladie mentale à l'UQAM à 19 heures
Salle Marie Gérin Lajoie, niveau métro du 405 Sainte Catherine Est, gratuit mais inscription à l'avance obligatoire au 514-251-4000 poste 3400 (SQS)
Vendredi 24 octobre Conference sur l'autisme avec le Dr Fombonne, hôpital Royal Victoria 687 des Pins salon des employes 19h30 infos 514-843-1560
Lundi 27 soirée partage IGA Extra, 2e étage, 2400, boul. du Millénaire, Saint-Basile-le-Grand
Mercredi 29 Concert de levée de fonds avec Oliver Jones et Renée Lee à 19h30 salle Oscar Peterson 7141 Sherbrooke Ouest Billets 75$-100$-150 $ disponibles à AMI-Québec 514-486-1448
Les mercredis, jeudis et vendredis du 22 octobre au 14 novembre au pavillon Roland Bock de l'hopital Saint Luc (1053 Sanguinet) plus une representation speciale de levee de fonds le 15 novembre (billets 75 $ ce qui inclut un cocktail a 18h30), la companie les rêves de Mutabala et le CHUM présentent : La céleste bicyclette de Roch Carrier, un texte qui explore les méandres de la maladie mentale. Le rideau se lève à 20 heures mais arrivez plus tôt (les portes ouvrent à 19h15) pour admirer l'exposition d'art thérapie. C'est gratuit (sauf le 15) mais il faut réserver au 514-529-1103 ou au nathalie.mutabala@gmail.com
Novembre
Lundi 3 soirée partage CHLD St-Lambert, 831, rue Notre-Dame, St-Lambert
Mardi 4 soirée partage Les Troubadours anonymes 1912, chemin Chambly, Longueuil
Mardi 11 Conférence Vivre avec la schizophrénie Dr Jean Péloquin entrée libre au CHSLD St-Lambert 831, riue Notre Dame (angle Cartier)
Mardi 11 Conference sur l'expression artistique, les Impatients, 100 Sherbrooke Est 4e etage 19h30 SQS
Mardi 18 Conference sur le suicide, ALPABEM, 1800 le Corbusier #134, Laval, 19 h 1-450-688-0541
Lundi 27 soirée partage IGA Extra, 2e étage, 2400, boul. du Millénaire, Saint-Basile-le-Grand
Lundi 27 Ciné-droit : projection de Jeune fille interrompue au 150 Grant (chapelle) Longueuil à 18h00, gouter avant, réservez au CDDM: Hugo Levesque 1-800-567-8080
Lundi 27 Spectacle bénéfice, 20$ admission générale Salle André Mathieu, 475, boul de l'Avenir, Laval, métro Montmorency à 19h30, billets à Admission ou a ALPABEM 1-450-688-0514
Décembre
Lundi 1 soirée partage CHLD St-Lambert, 831, rue Notre-Dame, St-Lambert
Mardi 2 soirée partage Les Troubadours anonymes 1912, chemin Chambly, Longueuil
Lundi 8 Soirée partage IGA Extra, 2e étage, 2400, boul. du Millénaire, Saint-Basile-le-Grand
Mercredi 10 decembre Conference sur le stress avec Dr Lupien, 19h30 hopital LHLafontaine pavillon Bédard, porte BE-3384, SQS
Samedi 13 Réunion de Noel Centre Jeanne Dufresnoy , 1, Curé Poirier est, Longueuil avec spectacle de la troupe de théatre Les Senti-mentaux qui présente son spectacle pour la deuxieme fois : le rideau se leve a 19 heures. Arrivez à partir de 18 heures. N'apportez pas de nourriture : des rafraichissements seront disponibles. Reservez votre place au 450-677-4147 ouau 450-677-1305 ou au 450-928-3651. Faites vite! un nombre limité de places sont disponibles.
Janvier
Mardi 13 Conference role de la famille, 19h30, avec Fabie Duhamel, Hôpital LHLafontaine, Pavillon Bédard, porte BE-3387, SQS
CONFÉRENCES
Notez que toutes nos conférences débutent à 19 h 30. Prévoir 5$ pour les conférences de la SQS.
Veuillez prendre note que nous offrons des soirées partage tous les mois
- Longueuil - Saint-Basile-le-Grand -.
Toutes les soirées partage débutent à 19 h 00 ou18h30
Toutes les conférences débutent à 19 h 30
Septembre
Mardi 09 soirée partage Les Ménestrels anonymes 1912, chemin Chambly, Longueuil
Lundi 15 soirée partage CHLD St-Lambert, 831, rue Notre-Dame, St-Lambert
Mardi 16 conference Mieux comprendre le systeme psychiatrique ALPAMEM, 1800 le Corbusier #134, 1-450-688-0541, Laval, 19 h
Jeudi 25 conferenc 2008 par Micheal Kirby a 19 heures entree libre Salle Oscar Peterson 7141 Sherbrooke ouest organise par AMI-Quebec 514-486-1448 en anglais
Vendredi, samedi et dimanche 26,27,28 exposition Regards sur l'art cru. samedi de 13h30 a 15h15 journee du film sur l'art brut et l'art therapeutique au 100 Sherbrooke est 4e etage
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Lundi 29 soirée partage IGA Extra, 2e étage, 2400, boul. du Millénaire, Saint-Basile-le-Grand
Octobre
Lundi 01 soirée partage CHLD St-Lambert, 831, rue Notre-Dame, St-Lambert
Mardi 07 soirée partage Les Troubadours anonymes 1912, chemin Chambly, Longueuil
Mardi 14 Conférence ***Cancellée***
Mardi 21 Grande conférence sur les drogues et la maladie mentale à l'UQAM à 19 heures
Salle Marie Gérin Lajoie, niveau métro du 405 Sainte Catherine Est, gratuit mais inscription à l'avance obligatoire au 514-251-4000 poste 3400 (SQS)
Vendredi 24 octobre Conference sur l'autisme avec le Dr Fombonne, hôpital Royal Victoria 687 des Pins salon des employes 19h30 infos 514-843-1560
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Mercredi 29 Concert de levée de fonds avec Oliver Jones et Renée Lee à 19h30 salle Oscar Peterson 7141 Sherbrooke Ouest Billets 75$-100$-150 $ disponibles à AMI-Québec 514-486-1448
Les mercredis, jeudis et vendredis du 22 octobre au 14 novembre au pavillon Roland Bock de l'hopital Saint Luc (1053 Sanguinet) plus une representation speciale de levee de fonds le 15 novembre (billets 75 $ ce qui inclut un cocktail a 18h30), la companie les rêves de Mutabala et le CHUM présentent : La céleste bicyclette de Roch Carrier, un texte qui explore les méandres de la maladie mentale. Le rideau se lève à 20 heures mais arrivez plus tôt (les portes ouvrent à 19h15) pour admirer l'exposition d'art thérapie. C'est gratuit (sauf le 15) mais il faut réserver au 514-529-1103 ou au nathalie.mutabala@gmail.com
Novembre
Lundi 3 soirée partage CHLD St-Lambert, 831, rue Notre-Dame, St-Lambert
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Lundi 27 Ciné-droit : projection de Jeune fille interrompue au 150 Grant (chapelle) Longueuil à 18h00, gouter avant, réservez au CDDM: Hugo Levesque 1-800-567-8080
Lundi 27 Spectacle bénéfice, 20$ admission générale Salle André Mathieu, 475, boul de l'Avenir, Laval, métro Montmorency à 19h30, billets à Admission ou a ALPABEM 1-450-688-0514
Décembre
Lundi 1 soirée partage CHLD St-Lambert, 831, rue Notre-Dame, St-Lambert
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Lundi 8 Soirée partage IGA Extra, 2e étage, 2400, boul. du Millénaire, Saint-Basile-le-Grand
Mercredi 10 decembre Conference sur le stress avec Dr Lupien, 19h30 hopital LHLafontaine pavillon Bédard, porte BE-3384, SQS
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Janvier
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dimanche 17 août 2008
Sites web recommandes en Anglais
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Some of our best past articles have been translated in English! Set your browser to http://www.schizomontreal.blogspot.com/ to learn more on benzodiazepines and the power of the confession.
Did you know that one in a hundred American(USA) adults is in jail right now? And one in nine American Blacks? Buy the July-August 2008 of Mother Jones magazine for several feature articles and a photo essay on American prisons.
In July, The Globe and Mail published a series of feature articles on Canada’s mental health crisis. To view it, set your browser to: www.theglobeandmail.com/breakdown , you can also read reader's comments online. Among contributors you will find Dr Rémi Quirion, Dr Donald Milliken, Dr David Goldbloom and Michael Kirby.
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mardi 8 juillet 2008
poesie par Alain Lamer
Ego
Mon propriétaire
A l’argent pour marotte
Il trouve que je sens la bière
Et que je suis un « fumeur de pot »
Il roule en Mercedes
Avec une bonne conscience
Il me traite de B.S.
Prônant la nonchalance
Il se pavane en complet
Fier comme un coq
Moi je dis: « serveuse s’il vous plaît »
Et je reçois un autre bock
Il me dit profiteur
Mais je ne m’en fais pas
Je joue dans les vidéos pokers
Et j’ai ma bière sur le bras
L’hiver il va dans le sud
Avec sa femme de ménage
Moi, j’adore la solitude
Dans ma tête, je voyage
Il a tout ce qu’il désire
Moi aussi je suis heureux
Si vous croyez que je délire
Détrompez-vous, je suis sérieux
Lorsqu’on est bien dans sa peau
Que l’on soit pauvre ou riche
On se sent tous égaux
Et le reste on s’en fiche
Mon propriétaire
A l’argent pour marotte
Il trouve que je sens la bière
Et que je suis un « fumeur de pot »
Il roule en Mercedes
Avec une bonne conscience
Il me traite de B.S.
Prônant la nonchalance
Il se pavane en complet
Fier comme un coq
Moi je dis: « serveuse s’il vous plaît »
Et je reçois un autre bock
Il me dit profiteur
Mais je ne m’en fais pas
Je joue dans les vidéos pokers
Et j’ai ma bière sur le bras
L’hiver il va dans le sud
Avec sa femme de ménage
Moi, j’adore la solitude
Dans ma tête, je voyage
Il a tout ce qu’il désire
Moi aussi je suis heureux
Si vous croyez que je délire
Détrompez-vous, je suis sérieux
Lorsqu’on est bien dans sa peau
Que l’on soit pauvre ou riche
On se sent tous égaux
Et le reste on s’en fiche
poesie par Alain Lamer
Loin de la ville
Dans le désert
Je regarde au loin
Je suis solitaire
Enraciné dans mon coin
Je suis rafraîchi
Pendant les canicules
Par des salves de pluie
En gouttes minuscules
Le serpent me visite
Une fois à l’occasion
Et d’autres bibittes
Tel que le scorpion
J’ai le souffle court
Dû à l’effet de serre
En riant les vautours
Guettent mon désespoir
Laissez-moi tranquille
Le faites-vous exprès
Gens de la ville
Foutez-moi la paix
Dans le désert
Je regarde au loin
Je suis solitaire
Enraciné dans mon coin
Je suis rafraîchi
Pendant les canicules
Par des salves de pluie
En gouttes minuscules
Le serpent me visite
Une fois à l’occasion
Et d’autres bibittes
Tel que le scorpion
J’ai le souffle court
Dû à l’effet de serre
En riant les vautours
Guettent mon désespoir
Laissez-moi tranquille
Le faites-vous exprès
Gens de la ville
Foutez-moi la paix
poesie par Alain Lamer
Je t’aime Liberté
Je remercie le ciel
D’être amoureux d’elle
Ses cheveux d’ange
Lui tombent sur les hanches
C’est une amazone
Naturelle comme la faune
Je l’appelle Liberté
Belle, telle la voie l’actée
Elle est taillée au couteau
Elle m’a attrapé au lasso
Au lit c’est la meilleure
C’est pareil ailleurs d’ailleurs
Les hommes la regardent
Je dois monter la garde
Elle danse tous les week-ends
Au bar « Le Harlem »
Grâce à sa peau noire
Elle fait de gros pourboires
Chaque nuit dans mes rêves
Je nous vois sur la grève
À regarder les dauphins
Dans les flots cristallins
En réalité ou en fantaisie
Avec elle, que c’est beau la vie
Je remercie le ciel
D’être amoureux d’elle
Ses cheveux d’ange
Lui tombent sur les hanches
C’est une amazone
Naturelle comme la faune
Je l’appelle Liberté
Belle, telle la voie l’actée
Elle est taillée au couteau
Elle m’a attrapé au lasso
Au lit c’est la meilleure
C’est pareil ailleurs d’ailleurs
Les hommes la regardent
Je dois monter la garde
Elle danse tous les week-ends
Au bar « Le Harlem »
Grâce à sa peau noire
Elle fait de gros pourboires
Chaque nuit dans mes rêves
Je nous vois sur la grève
À regarder les dauphins
Dans les flots cristallins
En réalité ou en fantaisie
Avec elle, que c’est beau la vie
jeudi 3 juillet 2008
Décès de Justin Scott Saint-Aubin
Notes sur le rapport du coroner sur la mort de Justin Scott St-Aubin survenue à l’établissement de détention de Rivière-des-Prairies le 28 novembre 2007.
La RAMQ rapporte au coroner que Saint Aubin n’a pas consulté de médecin en 2005, 2006 ni en 2007 avant les événements de novembre esquissés ci-dessous.
Saint-Aubin vit avec sa mère et avait temporairement arrêté son emploi de sondeur téléphonique pour se consacrer à sa carrière de DJ. Il fumait un joint preque tous les jours.
Dans la nuit du 19 au 20 novembre 2007, il est très agité et est transporté par ambulance à l’hôpital Santa Cabrini. Le médecin diagnostique une hyperventilation. Il sort de l’hôpital à 7 :00 heures avec la suggestion d’un rendez-vous à la clinique externe le 24 novembre. Du 20 au 23 novembre, Saint-Aubin ne se rend pas travailler. Le soir du 23 novembre, il a une altercation avec sa mère, la police intervient, et il est transporté par ambulance à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont. À minuit, il est transféré au centre opérationnel Est de la police de Montréal et une femme de la famille le voit alors qu’il quitte l’hôpital. Le policier qu’elle voit garantit qu’il sera mieux dans un établissement de détention. Les enquêteurs portent des accusations de voies de fait graves et de lésions corporelles. L’enquêteur termine ainsi son rapport : « Selon les membres de la famille qui travaillent en psychiatrie, le suspect serait probablement sur le point d’être diagnostiqué schizophrène. La mère a très peur de son garçon. Elle ne veut pas porter plainte. Une évalutation psychiatrique serait nécessaire , car le suspect est un risque élevé pour la sécurité du public. »
À 9h15 le 24 novembre, il est transféré du centre opérationnel Est au centre opérationnel Nord pour sa vidéoconférence qui a lieu à 14h15 et dure 2 minutes. Les avocats présents n’ont pas demandé d’évaluation psychiatrique. Saint-Aubin demande les motifs de son accusation et l’enquête sur cautionnement est fixée au 26 novembre de façon routinière. À 17 heures ( le 24), l’autobus des détenus le conduit à l’établissement de détention Rivière des prairies (EDRDP). Il est admis dans le secteur de la santé qui compte 32 lits dont 4 cellules d’isolement pour les suicidaires, violents ou contagieux. Le soir, on le rapporte coucou et imprévisible, il frappe les murs et tente de s’étrangler. Il est mis sous contention. Le 25 novembre, il prie et à 16 heures, un médecin prescrit par téléphone 2 mg Ativan et 5 mg Haldol par injection qui est administrée é 20h. Le 26 novembre : voyage au Palais de justice de Montréal. Il est calme mais désorganisé. Il retourne à l’EDRDP vers 19h30. En soirée (du 26) le juge demande une ordonnance d’évaluation de l’aptitude et de la responsabilité criminelle (on coche à Pinel, sous garde). La nuit du 26 au 27 (À EDRDP) est agitée.
Le matin du 27, Saint-Aubin est vu par le psychiatre consultant du EDRDP à trois reprises. Il conclut qu’une admission urgente à Pinel est requise. L’admission est planifiée pour 13 :00 (le 27), puis retardée au 28.
Le 28, à 2 heures du matin, Saint-Aubin crie et innonde sa cellule, les agents entrent de force, immobilisent Saint-Aubin, puis remarquent qu’il est inconscient.
Le décès est constaté à 3h33 (du matin) à l’hôpital Santa Cabrini. L’aumônier de l’hôpital contacte la famille qui était sans nouvelles du prévenu depuis son transfert hors de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont dans la nuit du 23 au 24 sauf pour un appel téléphonique le 24 ou la police s’est contentée de dire qu’il était dans une cellule. À l’autopsie, on remarque une fracture le l’incisive gauche, en continuité avec une petite lacération de la lèvre.
Le coroner conclut que l’étatr de la psychiatrie légale avance à pas de tortue depuis le rapport de mars 2001 commentant la mort de Brian Bédard (le 27 avril 2000).
Le nombre d’expertises pour des personnes détenues demandées à l’institut Pinel est passé de 600 par an (en 2002-2003) à 1000 par an (en 2007-2008) si bien que le tiers des expertises demandées à Pinel sont effectuées à l’EDRDP. L’institut Pinel planifie une diminution de services étant donné le départ de psychiatres.
Le coroner Dionne conclut que « puisque cette situation vécue par l’institut Pinel affecte tous les établissements de la province, il apparaît évident qu’un système national de psychiatrie légale incluant le volet expertise et le volet traitement doit être instauré dans les plus brefs délais. C’est la même conclusion qui ressort depuis huit ans et pour laquelle la sécurité publique, malgré ses efforts, se bute aux concepts et approches du ministère de la Santé.
Voici une liste des cas de décès récents dans un établissement de détention provincial :
Janiak Zbigniew, 2001/02/21, transfert, psychiatrie
Fitzroy Clarke, 2001/04/04, pas de médicament pour son épilepsie
Marc- Antony Christie, 2001/10/19, manque de communication entre les établissements, psychiatrie
Yan Rossignol, 2003/02/08, pauvre coordination, psychiatrie
Sylvain Guindon, 2004/01/08, absence d’entente entre la prison de Bordeaux et l’hôpital Sacré-Cœur
Steeve St-Germain, 2004/01/08, traitement à la méthadone
Yves Chénier, 2005/02/09, problèmes dans la communication de notes
Éric Archambault, 2005/06/13, passe par 3 prisons, dossier psychiatrique mal connu
Alain Picard, 2005/12/06, manque d’organisation de soins psychiatriques
Sylvain Lemelin, 2006/01/03, Baie Comeau, psychiatrie
Roger Lalonde, 2006/12/12, mort dans un centre fédéral après un mauvais suivi à EDRDP
Paul-Joseph Pinette, 2007/12/02, il faut faciliter le transfert à l’hôpital à Baie Comeau
Hermes Lennis, 2007/01/25, manque de coordination entre l’EDRDP et le palais de justice.
La RAMQ rapporte au coroner que Saint Aubin n’a pas consulté de médecin en 2005, 2006 ni en 2007 avant les événements de novembre esquissés ci-dessous.
Saint-Aubin vit avec sa mère et avait temporairement arrêté son emploi de sondeur téléphonique pour se consacrer à sa carrière de DJ. Il fumait un joint preque tous les jours.
Dans la nuit du 19 au 20 novembre 2007, il est très agité et est transporté par ambulance à l’hôpital Santa Cabrini. Le médecin diagnostique une hyperventilation. Il sort de l’hôpital à 7 :00 heures avec la suggestion d’un rendez-vous à la clinique externe le 24 novembre. Du 20 au 23 novembre, Saint-Aubin ne se rend pas travailler. Le soir du 23 novembre, il a une altercation avec sa mère, la police intervient, et il est transporté par ambulance à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont. À minuit, il est transféré au centre opérationnel Est de la police de Montréal et une femme de la famille le voit alors qu’il quitte l’hôpital. Le policier qu’elle voit garantit qu’il sera mieux dans un établissement de détention. Les enquêteurs portent des accusations de voies de fait graves et de lésions corporelles. L’enquêteur termine ainsi son rapport : « Selon les membres de la famille qui travaillent en psychiatrie, le suspect serait probablement sur le point d’être diagnostiqué schizophrène. La mère a très peur de son garçon. Elle ne veut pas porter plainte. Une évalutation psychiatrique serait nécessaire , car le suspect est un risque élevé pour la sécurité du public. »
À 9h15 le 24 novembre, il est transféré du centre opérationnel Est au centre opérationnel Nord pour sa vidéoconférence qui a lieu à 14h15 et dure 2 minutes. Les avocats présents n’ont pas demandé d’évaluation psychiatrique. Saint-Aubin demande les motifs de son accusation et l’enquête sur cautionnement est fixée au 26 novembre de façon routinière. À 17 heures ( le 24), l’autobus des détenus le conduit à l’établissement de détention Rivière des prairies (EDRDP). Il est admis dans le secteur de la santé qui compte 32 lits dont 4 cellules d’isolement pour les suicidaires, violents ou contagieux. Le soir, on le rapporte coucou et imprévisible, il frappe les murs et tente de s’étrangler. Il est mis sous contention. Le 25 novembre, il prie et à 16 heures, un médecin prescrit par téléphone 2 mg Ativan et 5 mg Haldol par injection qui est administrée é 20h. Le 26 novembre : voyage au Palais de justice de Montréal. Il est calme mais désorganisé. Il retourne à l’EDRDP vers 19h30. En soirée (du 26) le juge demande une ordonnance d’évaluation de l’aptitude et de la responsabilité criminelle (on coche à Pinel, sous garde). La nuit du 26 au 27 (À EDRDP) est agitée.
Le matin du 27, Saint-Aubin est vu par le psychiatre consultant du EDRDP à trois reprises. Il conclut qu’une admission urgente à Pinel est requise. L’admission est planifiée pour 13 :00 (le 27), puis retardée au 28.
Le 28, à 2 heures du matin, Saint-Aubin crie et innonde sa cellule, les agents entrent de force, immobilisent Saint-Aubin, puis remarquent qu’il est inconscient.
Le décès est constaté à 3h33 (du matin) à l’hôpital Santa Cabrini. L’aumônier de l’hôpital contacte la famille qui était sans nouvelles du prévenu depuis son transfert hors de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont dans la nuit du 23 au 24 sauf pour un appel téléphonique le 24 ou la police s’est contentée de dire qu’il était dans une cellule. À l’autopsie, on remarque une fracture le l’incisive gauche, en continuité avec une petite lacération de la lèvre.
Le coroner conclut que l’étatr de la psychiatrie légale avance à pas de tortue depuis le rapport de mars 2001 commentant la mort de Brian Bédard (le 27 avril 2000).
Le nombre d’expertises pour des personnes détenues demandées à l’institut Pinel est passé de 600 par an (en 2002-2003) à 1000 par an (en 2007-2008) si bien que le tiers des expertises demandées à Pinel sont effectuées à l’EDRDP. L’institut Pinel planifie une diminution de services étant donné le départ de psychiatres.
Le coroner Dionne conclut que « puisque cette situation vécue par l’institut Pinel affecte tous les établissements de la province, il apparaît évident qu’un système national de psychiatrie légale incluant le volet expertise et le volet traitement doit être instauré dans les plus brefs délais. C’est la même conclusion qui ressort depuis huit ans et pour laquelle la sécurité publique, malgré ses efforts, se bute aux concepts et approches du ministère de la Santé.
Voici une liste des cas de décès récents dans un établissement de détention provincial :
Janiak Zbigniew, 2001/02/21, transfert, psychiatrie
Fitzroy Clarke, 2001/04/04, pas de médicament pour son épilepsie
Marc- Antony Christie, 2001/10/19, manque de communication entre les établissements, psychiatrie
Yan Rossignol, 2003/02/08, pauvre coordination, psychiatrie
Sylvain Guindon, 2004/01/08, absence d’entente entre la prison de Bordeaux et l’hôpital Sacré-Cœur
Steeve St-Germain, 2004/01/08, traitement à la méthadone
Yves Chénier, 2005/02/09, problèmes dans la communication de notes
Éric Archambault, 2005/06/13, passe par 3 prisons, dossier psychiatrique mal connu
Alain Picard, 2005/12/06, manque d’organisation de soins psychiatriques
Sylvain Lemelin, 2006/01/03, Baie Comeau, psychiatrie
Roger Lalonde, 2006/12/12, mort dans un centre fédéral après un mauvais suivi à EDRDP
Paul-Joseph Pinette, 2007/12/02, il faut faciliter le transfert à l’hôpital à Baie Comeau
Hermes Lennis, 2007/01/25, manque de coordination entre l’EDRDP et le palais de justice.
zeldox, ziprasidone
Santé Canada a approuvé le ziprasidone (Zeldox de Pfizer) pour le traitement de la schizophrénie et des psychoses apparentées. Contrairement à la plupart des autres antipsychotiques atypiques, il ne contribue pas à un gain de poids. Toutefois, il n’est pas aussi efficace que l’olanzapine (Zyprexa), la clozapine (Clozaril, ni que la rispéridone (Risperdal). La zyprasidone est un antagoniste de la dopamine et de la sérotonine. Elle n’est pas recommandée aux patients présentant des troubles cardiaques car l’électrocardiogramme peut révéler un allongement de l’espace QT. Le coût de 160 mg de zyprasidone par jour est semblable au coût de 800 mg de quétiapine par jour ou de 20 mg d’olanzapine par jour, et il est couvert par le régime RAMQ offert aux Québecois qui n’ont pas d’assurance privée. (Le patient devra débourser 77.21 $ par mois en plus de la cotisation sur son rapport d’impôt.)
Test de sobriété normalisé
Le test de sobriété normalisé
Le projet de loi C-2 apporte des modifications au Code criminel pour ce qui est de la conduite avec facultés affaiblies par les drogues, l’alcool ou les deux en même temps. Avant l’avènement de cette loi, les tests de dépistage de drogues étaient volontaires. Désormais, le refus d’un conducteur à se soumettre à un test de sobriété ou à un prélèvement de liquide organique sera considéré comme un crime avec les mêmes conséquences que le refus de l’alcootest. Les peines pour les fautifs sont augmentées. La défence créant un doute raisonnable en produisant des témoins qui ont vu l’accusé boire peu ou lentement ne sera plus admissible. Le test sera administré par des policiers spécialement formés et comprend 12 étapes dont la dernière est un prélèvement de liquide qui ne sera effectué que si la conclusion de la police est positive.
Le projet de loi C-2 apporte des modifications au Code criminel pour ce qui est de la conduite avec facultés affaiblies par les drogues, l’alcool ou les deux en même temps. Avant l’avènement de cette loi, les tests de dépistage de drogues étaient volontaires. Désormais, le refus d’un conducteur à se soumettre à un test de sobriété ou à un prélèvement de liquide organique sera considéré comme un crime avec les mêmes conséquences que le refus de l’alcootest. Les peines pour les fautifs sont augmentées. La défence créant un doute raisonnable en produisant des témoins qui ont vu l’accusé boire peu ou lentement ne sera plus admissible. Le test sera administré par des policiers spécialement formés et comprend 12 étapes dont la dernière est un prélèvement de liquide qui ne sera effectué que si la conclusion de la police est positive.
Pauvre Job!
Pauvre Job!
Il se promène, les poches vides, a l’affût de nourriture comme un chasseur est a l’affût du gibier. Sa situation est complexe ; comment peut-il l’améliorer?
Il a perdu son passeport depuis des années, sa carte d’assurance-sociale lui a été volée, il a perdu sa carte d’assurance-maladie, et il a vendu sa carte bleue d’hopital. Il a prêté sa passe d’autobus à quelqu’un qui ne lui a pas remis et il n’a jamais eu de permis de conduire. Quand il se sent rejeté par un endroit, il voyage sur le pouce, malgré les dangers de ce moyen de transport. Et il a des raisons valides de se sentir rejeté ici ou là. Il a des jugements contre lui au Québec, en Ontario et en Alberta. Il est « défaut mandat » à Winnipeg, Saskatoon, Laval, Halifax, Gander, Los Angeles CA, Portland MA et Burlington VT. Quand il est de passage à Montréal, il fait envoyer ses amendes à la Maison du Père. Il a eu des mauvaises expériences avec la police à Régina, Longueuil, Brantford, Hamilton et Ottawa. Il est recherché par certains éléments du crime organisé à Toronto et ailleurs. Un des mystères qui le suit comme une ombre est son nom : Job c’est un sobriquet. Il connaît son vrai nom mais ne le prononce jamais. Par contre, il a perdu la trace de sa date de naissance : pas facile d’avoir un certificat de naissance dans ces conditions… Il a peur des services sociaux et il se sent rejeté par le personnel hospitalier. Justement, le pansement qu’on lui a mis sur le genou devrait être changé mais il ne le changera probablement pas… Mais il y a pire : il ne veut pas prendre d’anti-psychotique. Il n’accepte pas l’avis que c’est indiqué pour lui. De toute façon, il ne pourrait pas entreposer une provision d’un mois (il se la ferait voler). Pour l’instant, il vit dans ce qui reste d’un bâtiment endommagé par un incendie qu’il partage avec d’autres vagabons malgré le moisissures, sans eau courante, mais avec au plus 100 Watts d’électricité piquée par un bricolage improvisé.
Il mange habituellement des rejets de magasins d’alimentation ou de restaurants.
Côté famille, il n’est pas chanceux : ses parents sont décédés, il est enfant unique. Job avait volé son oncle, de qui a déplu aux cousins. D’autres éléments de la parenté plus éloignée n’ont pas pu faire suivre leurs changements d’adresse : comme Job n’a pas d’adresse, il ne peut pas recevoir de courrier.
Sa scolarité a été interrompue par des échects et un désinterressement général. De toutes facons, peu de programmes conviennent a ceux qui, comme lui, n’ont pas terminé leur secondaire. Et la première étape avant l’admission, c’est de produire des doccuments qu’il n’a pas…
Son historique d’emploi n’est pas brillant. Il a déjà eu des emplois saisonniers sur des fermes mais les rejets qu’il reçoit depuis qu’il a perdu son numéro d’assurance sociale ont fini par le décourager.
Il paraît hirsute : pas rasé, vêtements délabrés, odeur fétide. Ses dents auraient besoin de réparations car la carie, ça ne s’arrange pas tout seul!
La saison qu’il redoute le plus, c’est l’hiver. Il garde espoir de se trouver un logement chauffé d’ici là. Mais cet espoir est-il fondé si il n’a pas de source de revenu? Il a une profonde méfiance des fonctionnaires et ne signera pas les formilaires qu’on lui présentera.
Concluons par un appel aux auteurs!
Ou Job devrait-il s’installer et quelles devraient être ses objectifs et ses priorités? Écrivez-nous au 2510 Sainte Hélène, Longueuil J4K 3V2 et si nous croyons que votre article le mérite, il sera publié dans le prochain IRIS.
Il se promène, les poches vides, a l’affût de nourriture comme un chasseur est a l’affût du gibier. Sa situation est complexe ; comment peut-il l’améliorer?
Il a perdu son passeport depuis des années, sa carte d’assurance-sociale lui a été volée, il a perdu sa carte d’assurance-maladie, et il a vendu sa carte bleue d’hopital. Il a prêté sa passe d’autobus à quelqu’un qui ne lui a pas remis et il n’a jamais eu de permis de conduire. Quand il se sent rejeté par un endroit, il voyage sur le pouce, malgré les dangers de ce moyen de transport. Et il a des raisons valides de se sentir rejeté ici ou là. Il a des jugements contre lui au Québec, en Ontario et en Alberta. Il est « défaut mandat » à Winnipeg, Saskatoon, Laval, Halifax, Gander, Los Angeles CA, Portland MA et Burlington VT. Quand il est de passage à Montréal, il fait envoyer ses amendes à la Maison du Père. Il a eu des mauvaises expériences avec la police à Régina, Longueuil, Brantford, Hamilton et Ottawa. Il est recherché par certains éléments du crime organisé à Toronto et ailleurs. Un des mystères qui le suit comme une ombre est son nom : Job c’est un sobriquet. Il connaît son vrai nom mais ne le prononce jamais. Par contre, il a perdu la trace de sa date de naissance : pas facile d’avoir un certificat de naissance dans ces conditions… Il a peur des services sociaux et il se sent rejeté par le personnel hospitalier. Justement, le pansement qu’on lui a mis sur le genou devrait être changé mais il ne le changera probablement pas… Mais il y a pire : il ne veut pas prendre d’anti-psychotique. Il n’accepte pas l’avis que c’est indiqué pour lui. De toute façon, il ne pourrait pas entreposer une provision d’un mois (il se la ferait voler). Pour l’instant, il vit dans ce qui reste d’un bâtiment endommagé par un incendie qu’il partage avec d’autres vagabons malgré le moisissures, sans eau courante, mais avec au plus 100 Watts d’électricité piquée par un bricolage improvisé.
Il mange habituellement des rejets de magasins d’alimentation ou de restaurants.
Côté famille, il n’est pas chanceux : ses parents sont décédés, il est enfant unique. Job avait volé son oncle, de qui a déplu aux cousins. D’autres éléments de la parenté plus éloignée n’ont pas pu faire suivre leurs changements d’adresse : comme Job n’a pas d’adresse, il ne peut pas recevoir de courrier.
Sa scolarité a été interrompue par des échects et un désinterressement général. De toutes facons, peu de programmes conviennent a ceux qui, comme lui, n’ont pas terminé leur secondaire. Et la première étape avant l’admission, c’est de produire des doccuments qu’il n’a pas…
Son historique d’emploi n’est pas brillant. Il a déjà eu des emplois saisonniers sur des fermes mais les rejets qu’il reçoit depuis qu’il a perdu son numéro d’assurance sociale ont fini par le décourager.
Il paraît hirsute : pas rasé, vêtements délabrés, odeur fétide. Ses dents auraient besoin de réparations car la carie, ça ne s’arrange pas tout seul!
La saison qu’il redoute le plus, c’est l’hiver. Il garde espoir de se trouver un logement chauffé d’ici là. Mais cet espoir est-il fondé si il n’a pas de source de revenu? Il a une profonde méfiance des fonctionnaires et ne signera pas les formilaires qu’on lui présentera.
Concluons par un appel aux auteurs!
Ou Job devrait-il s’installer et quelles devraient être ses objectifs et ses priorités? Écrivez-nous au 2510 Sainte Hélène, Longueuil J4K 3V2 et si nous croyons que votre article le mérite, il sera publié dans le prochain IRIS.
dimanche 18 mai 2008
Services de santé mentale au Québec
A Montréal, le regroupement administratif de trois gros hôpitaux (CHUM) a entrainé la fermeture des urgences psychiatriques sauf au pavillon CHUM de Notre-Dame. La fermeture de pres de la moitié des lits de l’hôpital Louis-H. Lafontaine est enclenchée. Du coté du MUHC, (les hôpitaux anglophones de Montréal – Mc Gill University Health Center) on planifie la fermeture des lits de psychiatrie de l’hôpital Royal Victoria ; les patients se retrouveront au Montreal General hospital. Ce transfert est retardé par des travaux au General ; on y enlêve de l’amiante. Ces travaux ont necessité la fermeture des salles d’activité communes : les patients mangent dans leur chambre. On peut se demander comment ces coupures affecteront les patients anglophones de la Rive-Sud de Montréal, souvent traités sur l’île.
En 1985, â l’hôpital Charles-LeMoyne, les patient hospitalisés les patients hospitalisés pouvaient participer â 12 activités par semaine : du lundi au vendredi une activité le matin et une l’après-midi plus deux fois par semaine du volleyball le soir. Les activités incluaient : le retour de fin de semaine, la cuisine, la danse folklorique, des sports intérieurs ou extérieurs, des arts, de l’ergothérapie, la natation â l’extétieur, la sortie dehors. Parfois, il fallait choisir entre deux activités simultanées avec l’aide de l’infirmiêre. A ces activités, il faut ajouter la relaxation facultative pendant la sieste apres le dîner. Maintenant, les activités se limitent â la relaxation, le ballon plage, le hockey cosom, la peinture ou la pyrogravure en ergothérapie, la gymnastique lente, la marche dehors et le volleyball. Il est important que les déprimés hospitalisés n’aient pas un climat ennuyant. Il faut faire plus pour socialiser les isolés, pour traiter ceux qui ont des tendances criminelles et démontrer aux utilisateurs de drogues que les paradis qu’ils croient avoir trouvés sont illusoires.
En 1985, â l’hôpital Charles-LeMoyne, les patient hospitalisés les patients hospitalisés pouvaient participer â 12 activités par semaine : du lundi au vendredi une activité le matin et une l’après-midi plus deux fois par semaine du volleyball le soir. Les activités incluaient : le retour de fin de semaine, la cuisine, la danse folklorique, des sports intérieurs ou extérieurs, des arts, de l’ergothérapie, la natation â l’extétieur, la sortie dehors. Parfois, il fallait choisir entre deux activités simultanées avec l’aide de l’infirmiêre. A ces activités, il faut ajouter la relaxation facultative pendant la sieste apres le dîner. Maintenant, les activités se limitent â la relaxation, le ballon plage, le hockey cosom, la peinture ou la pyrogravure en ergothérapie, la gymnastique lente, la marche dehors et le volleyball. Il est important que les déprimés hospitalisés n’aient pas un climat ennuyant. Il faut faire plus pour socialiser les isolés, pour traiter ceux qui ont des tendances criminelles et démontrer aux utilisateurs de drogues que les paradis qu’ils croient avoir trouvés sont illusoires.
Plan d'action en santé mentale
Plan d’action en santé mentale
Le Ministere veut diriger la majorité des cas de psychiatrie vers la premiere ligne, avec des soins qui seraient assurés par des médecins généralistes au CSSS qui seraient épaulés au besoin par un psychiatre répondant. La nouvelle structure inclut aussi des agents de liaison et des intervenants pivot (case manager). L’agent de liaison crée des liens avec l’entourage du patient, épaule le personnel et crée des ponts avec les ressources du milieu. L’intervenant pivot travaille en interdisciplinarité en coordonnant les activités et intervient apres une crise. Dans un contexte de pénurie de généralistes, la question qui me vient a l’esprit est : oû trouveront-ils les généralistes qui vont travailler dans les CSSS? A mon avis il devrait être possible d’en trouver parmi les jeunes médecin frustrés par l’obligation de faire beaucoup de clinique sans rendez-vous …
Quelques statistiques du plan d’action en santé mentale :
(p. 56) L’objectif de soutien a l’intégration au travail est de 58 contrats d’intégration au travail par 100,000 de population. (p. 33) On vise 1 pédopsychiatre par 50,000 enfants. On lit en page 67 que 40% des patients vus par un généraliste ont des troubles mentaux. (p. 69) 15 â 25 % des ressources des hôpitaux psychiatriques seront déployées en premiere ligne. En page 91, il est clair que le ministere va continuer d’appuyer les APAMM et les AGIDD. (Association des parents et amis du malade mental , association pour la défence des droits)
Le Ministere veut diriger la majorité des cas de psychiatrie vers la premiere ligne, avec des soins qui seraient assurés par des médecins généralistes au CSSS qui seraient épaulés au besoin par un psychiatre répondant. La nouvelle structure inclut aussi des agents de liaison et des intervenants pivot (case manager). L’agent de liaison crée des liens avec l’entourage du patient, épaule le personnel et crée des ponts avec les ressources du milieu. L’intervenant pivot travaille en interdisciplinarité en coordonnant les activités et intervient apres une crise. Dans un contexte de pénurie de généralistes, la question qui me vient a l’esprit est : oû trouveront-ils les généralistes qui vont travailler dans les CSSS? A mon avis il devrait être possible d’en trouver parmi les jeunes médecin frustrés par l’obligation de faire beaucoup de clinique sans rendez-vous …
Quelques statistiques du plan d’action en santé mentale :
(p. 56) L’objectif de soutien a l’intégration au travail est de 58 contrats d’intégration au travail par 100,000 de population. (p. 33) On vise 1 pédopsychiatre par 50,000 enfants. On lit en page 67 que 40% des patients vus par un généraliste ont des troubles mentaux. (p. 69) 15 â 25 % des ressources des hôpitaux psychiatriques seront déployées en premiere ligne. En page 91, il est clair que le ministere va continuer d’appuyer les APAMM et les AGIDD. (Association des parents et amis du malade mental , association pour la défence des droits)
le salaire minimum au Québec
Certains emplois comportent des restrictions ou des conditions de travail spéciales. Voici quelques exemples d’inconvénients ou de désavantages.
Quart de travail divisé en 2 périodes par jour (split shift), travail de nuit, de soir ou tres tôt ou de fin de semaine, disponibilité requise 24 heures par jour et 7 jours par semaine (souvent avec port d’un téléavertisseur ou téléphone cellulaire), travail sur appel seulement, usage d’une auto qui doit être fournie par l’employé pour le travail, travail précaire ou contractuel ou saisonnier, travail dans un endroit isolé, l’employé doit manger a son poste de travail seul, poste de travail loin des services de transport en commun, quart de travail de 12 ou 16 heures, pression au travail, horaire imprévisible, exposition a un danger comme une maladie contagieuse, travail plus que 5 jours par semaine, qualification(s) spéciale(s) requise(s), exigence d’autonomie car la supervision est limitée, précarité car le dernier â être engagé sera le premier â être mis â pied, un code vestimentaire strict est requis ou au contraire le travail est salissant, L’emploi ne prévoit pas de pension ou d’avantages marginaux, l’employé est soumis a des regles inflexibles, l’employé doit voyager (même a l’étranger ou en mer!), est soumis aux exigences du service militaire, doit travailler dehors même par mauvais temps, le coût de la vie est élevé dans la zone de l’emploi ou le voisinage est malsain, possibilités de promotion restreintes, l’employé engage sa responsabilité personnelle dans le cadre de l’emploi.
D’une façon générale, la compensation de l’employé reflete les conditions spéciales auquelles il se plie et l’employé a librement choisi son travail. Mais on peut se poser la question suivante : Si un employeur pêut offrir un emploi stable, de jour, libre des restrictions ci-haut mentionnées, si il est disposé a accepter une personne qui a une infirmité ou une maladie, pourquoi exiger de lui qu’il débourse un salaire horaire élevé?
La question est encore plus pertinente dans un contexte ou le dollar canadien est élevé et la disponibilité d’appartements bon marché est assurée comme a Montréal. Le salaire minimum est de 9.65$ par heure au Québec . Au Yukon, il est de 9.00, au Nunavut de 11$, en Colombie Britanique il est de 9.50$, en Ontario, de 10.25, et partout ailleurs au Canada, entre 10.25 et 9.50. Le taux fédéral aux États-Unis est de 7.25$ US par heure pour les 40 premieres heures de la semaine (la plupart des États imposent un taux supérieur) et en Angleterre il est de 5.52livre sterling par heure (4.605 pour les 18-21 ans et 3.40 pour les jeunes qui n'ont pas encore 18 ans). Une politique de salaire minimum élevé nuit aux plus vulnérables en les rendant inemployables. Les personnes qui ont un probleme cognitif ou sensoriel ou moteur veulent travailler mais ne sont pas considérés sérieusement par les employeurs. Pourtant ils peuvent apporter une contribution valable a un taux qui reflete leur productivité.
Quart de travail divisé en 2 périodes par jour (split shift), travail de nuit, de soir ou tres tôt ou de fin de semaine, disponibilité requise 24 heures par jour et 7 jours par semaine (souvent avec port d’un téléavertisseur ou téléphone cellulaire), travail sur appel seulement, usage d’une auto qui doit être fournie par l’employé pour le travail, travail précaire ou contractuel ou saisonnier, travail dans un endroit isolé, l’employé doit manger a son poste de travail seul, poste de travail loin des services de transport en commun, quart de travail de 12 ou 16 heures, pression au travail, horaire imprévisible, exposition a un danger comme une maladie contagieuse, travail plus que 5 jours par semaine, qualification(s) spéciale(s) requise(s), exigence d’autonomie car la supervision est limitée, précarité car le dernier â être engagé sera le premier â être mis â pied, un code vestimentaire strict est requis ou au contraire le travail est salissant, L’emploi ne prévoit pas de pension ou d’avantages marginaux, l’employé est soumis a des regles inflexibles, l’employé doit voyager (même a l’étranger ou en mer!), est soumis aux exigences du service militaire, doit travailler dehors même par mauvais temps, le coût de la vie est élevé dans la zone de l’emploi ou le voisinage est malsain, possibilités de promotion restreintes, l’employé engage sa responsabilité personnelle dans le cadre de l’emploi.
D’une façon générale, la compensation de l’employé reflete les conditions spéciales auquelles il se plie et l’employé a librement choisi son travail. Mais on peut se poser la question suivante : Si un employeur pêut offrir un emploi stable, de jour, libre des restrictions ci-haut mentionnées, si il est disposé a accepter une personne qui a une infirmité ou une maladie, pourquoi exiger de lui qu’il débourse un salaire horaire élevé?
La question est encore plus pertinente dans un contexte ou le dollar canadien est élevé et la disponibilité d’appartements bon marché est assurée comme a Montréal. Le salaire minimum est de 9.65$ par heure au Québec . Au Yukon, il est de 9.00, au Nunavut de 11$, en Colombie Britanique il est de 9.50$, en Ontario, de 10.25, et partout ailleurs au Canada, entre 10.25 et 9.50. Le taux fédéral aux États-Unis est de 7.25$ US par heure pour les 40 premieres heures de la semaine (la plupart des États imposent un taux supérieur) et en Angleterre il est de 5.52livre sterling par heure (4.605 pour les 18-21 ans et 3.40 pour les jeunes qui n'ont pas encore 18 ans). Une politique de salaire minimum élevé nuit aux plus vulnérables en les rendant inemployables. Les personnes qui ont un probleme cognitif ou sensoriel ou moteur veulent travailler mais ne sont pas considérés sérieusement par les employeurs. Pourtant ils peuvent apporter une contribution valable a un taux qui reflete leur productivité.
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