dimanche 18 août 2013
Une autre victime du Taser, mort le 4 aout 2013
Marc André Fontaine, un homme de 27 ans père de trois enfants, est mort à Leduc, en Alberta après avoir reçu une décharge de Taser. La gendarmerie Royale du Canada l'a attrapé à la station Pétro-Canada à l'intersection 50e rue et 50e avenue suite à une série de plaintes de coups, vols d'autos et conduite erratique. Une pétition a été lancée pour dénoncer la tendance qu'a la GRC d'utiliser le Taser abusivement. Vous aussi pouvez signer la pétition en sur le site suivant : www.thepetitionsite.com/476/851/662/train-edmonton-police-not-to-taze-first-ask-questions-later/
vendredi 28 juin 2013
Des coupures à Douglas, Pinel et à l'intitut universitaire en santé mentale (HLHL)
Les compressions budgetaires imposées en juin 2013 par l'agence de la santé de Montréal se répartissent ainsi (en Millions de dollars par année):
Centre universitaire de santé McGill 12.6M
CHUM 12.4M
Maisonneuve-Rosemont 5.1M
Hôpital Général Juif: 4.8M
Sainte Justine 4.5M
Sacré Coeur: 4.3M
Institut Douglas 2.6M
Institut de cardiologie 2.5M
Institut en santé Mentale (HLHL) 2.4M
St Mary's 1.8M
Santa Cabrini 1.6M
Philippe Pinel 1.5M
Riviere des prairies 1.3M
Pour nous donner une idée de l'effort de compression, l'institut en santé mentale (nouveau nom de l'hôpital Louis Hippolite Lafontaine) a un budget annuel en salaires de 111M et d'autres dépenses de 46M, à Pinel, 48M sont dépensés en salaires annuellement, avec d'autres dépenses de 9M malgré un déficit cumulé de 6.7M.
Centre universitaire de santé McGill 12.6M
CHUM 12.4M
Maisonneuve-Rosemont 5.1M
Hôpital Général Juif: 4.8M
Sainte Justine 4.5M
Sacré Coeur: 4.3M
Institut Douglas 2.6M
Institut de cardiologie 2.5M
Institut en santé Mentale (HLHL) 2.4M
St Mary's 1.8M
Santa Cabrini 1.6M
Philippe Pinel 1.5M
Riviere des prairies 1.3M
Pour nous donner une idée de l'effort de compression, l'institut en santé mentale (nouveau nom de l'hôpital Louis Hippolite Lafontaine) a un budget annuel en salaires de 111M et d'autres dépenses de 46M, à Pinel, 48M sont dépensés en salaires annuellement, avec d'autres dépenses de 9M malgré un déficit cumulé de 6.7M.
Une autre victime du Taser!
Alton (Bernard) Cuyugan menacait de s'infliger des blessures avec un couteau à sa résidence de la rue Renfrew à East Vancouver. La police est intervenue avec un Taser et l'homme de 33 ans est mort à l'hôpital le mardi 13 novembre 2012. Le B C independant investigations office mène l'enquête.
mercredi 26 juin 2013
Le Dr Gilles Julien dénonce la pénurie de services à Hochelaga
Les 3 écoles primaires Baril, Hochelaga et Saint nom de Jésus sont fermées à cause de moisissures et les enfants sont transportés par autobus à d'autres écoles. Depuis ce chambardement, les professeurs et les éducateurs spécialisés ont coupé le contact avec sa clinique de pédiatrie sociale. À quand le travail d'équipe pour aider les jeunes dans des familles pauvres?
mercredi 19 juin 2013
Mort de Betty Anne Gagnon
Les seules accusations qui ont été retenues sont de ne pas subvenir aux besoins vitaux de Betty Anne qui habitait comme prisonnière dans le sous-sol, dans le garage ou dans une carcasse d’autobus sur la ferme de sa sœur Denise Scriven. En échange, Denise et son mari Michael Scriven vont plaider coupables. Le décès date de novembre 2009. Bety Anne avait un trouble envahissant du dévelopement qui lui donnait un age mental de 6 ans. Elle vivait dans un foyer spécialisé jusqu'en 2005. Les Scriven ont indiqué aux services médicaux qu'ils ne pouvaient plus s'occuper de Betty Anne. Les familles aux prises avec un enfant souffrant d'autisme raportent aussi qu'il est essouflant d'encadrer un enfant atteint. La dépouille pesait 65 livres seulement. La GRC a trouvé des vidéos prouvant que Betty Anne a été battue. Pour plus d’informations, on peut consulter le site web de CBC Edmonton ou www.justiceforbettyannegagnon.com
samedi 13 avril 2013
Le programme Chez soi prend fin!
Le projet pilote de la commission de la santé mentale du Canada prendra fin bientôt à Montréal et les autorités provinciales n’ont pas l’intention d’assurer un suivi à cette optique de logement d’abord des sans abri. Le projet de 110,000,000 $ (18,400,000 pour Montréal) a pris fin le 31 mars et 14 des 23 employés de Montréal ont été remerciés. Le service de soutien psychosocial n’est plus offert. 280 sans-logis ont été recrutés dans un premier temps à Montréal. 230 personnes étaient logées à Montréal en juillet 2012 grâce à ce service; le nombre de bénéficiaires est maintenant de moins de 160. Le soutien au logement d’abord permettait de loger environ 80 % des itinérants, une efficacité équivalente à ce qui est rapporté aux États-Unis. Ce ne sont pas les besoins qui manquent! Le CSSS Jeanne Mance le CHUM et Diogène offrent des soins à 2500 nécessiteux.
À Moncton, Toronto, Winnipeg et Vancouver, les quatre autres endroits où le projet pilote a été implanté, les autorités de santé et de services sociaux provinciales fournissent des crédits pour prolonger l’expérience avec les employés existants dans la même optique de logement d’abord. En Alberta, le gouvernement va plus loin et pour l’année 2011/2012, 47,500,000 $ ont été dépensés dans un programme ambitieux de logement d’abord dans le but d’abolir le vagabondage en 2019.
L’optique de logement d’abord coûte 35,000 $ par an par bénéficiaire tandis que les frais de santé d’urgence et de justice des sans abri dépassent souvent 100,000 $ par an.
Laurie Comptois, porte-parole du ministre Hivon (de la jeunesse et des services sociaux) nous assure que des négociations ont cours depuis février (2013) pour permettre la continuité des services malgré le retrait total de l’argent fédéral.
À Moncton, Toronto, Winnipeg et Vancouver, les quatre autres endroits où le projet pilote a été implanté, les autorités de santé et de services sociaux provinciales fournissent des crédits pour prolonger l’expérience avec les employés existants dans la même optique de logement d’abord. En Alberta, le gouvernement va plus loin et pour l’année 2011/2012, 47,500,000 $ ont été dépensés dans un programme ambitieux de logement d’abord dans le but d’abolir le vagabondage en 2019.
L’optique de logement d’abord coûte 35,000 $ par an par bénéficiaire tandis que les frais de santé d’urgence et de justice des sans abri dépassent souvent 100,000 $ par an.
Laurie Comptois, porte-parole du ministre Hivon (de la jeunesse et des services sociaux) nous assure que des négociations ont cours depuis février (2013) pour permettre la continuité des services malgré le retrait total de l’argent fédéral.
samedi 23 mars 2013
Recommendations du commissaire à la santé et au bien-être
Le commissaire à la santé et au bien-être formule 5 recommendations
Dans son rapport déposé à l’Assemblée nationale le 5 décembre 2013,
Le commissaire recommande :( www.csbe.gouv.qc.ca )
1- Utiliser le réseau pour lutter contre la stigmatisation
1.1par des programmes destinés aux intervenants
1,2par plus de contact avec les personnes atteintes et en utilisant des pairs aidants.
2-Cibler les jeunes (moins de 25 ans)
2.1par une stratégie de promotion de la santé et de prévention de troubles mentaux. Les jeunes ne demandent pas d’aide!
3-Conolider la primière ligne, en adoptant les services offerts aux jeunes et en valorisant le milieu communautaire.
3.1plus d’équipes de santé mentale de première ligne, comme prévu dans le plan d’action en santé mentale 2005-2010.
3.2 plus de psychiatres répondants (qui agissent comme consultants auprès des généralistes soignants des troubles de santé mentale)
3.3 favoriser la coopération entre intervenants
3.4 des stratégies novatrices pour les jeunes
3.5 favoriser des passerelles pour ceux qui atteignent 18 ans
3.6 plus d’argent dans le communautaire.
4-Instaurer un accès équitable à la psychothérapie
4.1 Étudier les modèles (par exemple l’Australie et l’Angleterre ont accueilli les psychologues dans leur réseau de soins gratuits.) et
4.2déterminer les coûts.
5-Assumer un leadership affirmé dans le secteur de la santé mentale pour favoriser la participation sociale et le développement d’une culture d’amélioration continue.
5.1 par plus d’équipes de suivi intensif et de suivi à intensité variables attachés aux CSSS
5.2 par le soutien à l’emploi
5.3 par des logements supervisés.
5.4 en consolidant les indicateurs (pour savoir où on s’en va!)
Dans son rapport déposé à l’Assemblée nationale le 5 décembre 2013,
Le commissaire recommande :( www.csbe.gouv.qc.ca )
1- Utiliser le réseau pour lutter contre la stigmatisation
1.1par des programmes destinés aux intervenants
1,2par plus de contact avec les personnes atteintes et en utilisant des pairs aidants.
2-Cibler les jeunes (moins de 25 ans)
2.1par une stratégie de promotion de la santé et de prévention de troubles mentaux. Les jeunes ne demandent pas d’aide!
3-Conolider la primière ligne, en adoptant les services offerts aux jeunes et en valorisant le milieu communautaire.
3.1plus d’équipes de santé mentale de première ligne, comme prévu dans le plan d’action en santé mentale 2005-2010.
3.2 plus de psychiatres répondants (qui agissent comme consultants auprès des généralistes soignants des troubles de santé mentale)
3.3 favoriser la coopération entre intervenants
3.4 des stratégies novatrices pour les jeunes
3.5 favoriser des passerelles pour ceux qui atteignent 18 ans
3.6 plus d’argent dans le communautaire.
4-Instaurer un accès équitable à la psychothérapie
4.1 Étudier les modèles (par exemple l’Australie et l’Angleterre ont accueilli les psychologues dans leur réseau de soins gratuits.) et
4.2déterminer les coûts.
5-Assumer un leadership affirmé dans le secteur de la santé mentale pour favoriser la participation sociale et le développement d’une culture d’amélioration continue.
5.1 par plus d’équipes de suivi intensif et de suivi à intensité variables attachés aux CSSS
5.2 par le soutien à l’emploi
5.3 par des logements supervisés.
5.4 en consolidant les indicateurs (pour savoir où on s’en va!)
vendredi 15 mars 2013
Fermeture du Michener Center à Red Deer en Alberta
Le gouvernement de l’Alberta a annoncé son intention de fermer en avril 2014 les deux bâtiments principaux du Michener Center qui abritent 125 résidents. L’institution, qui s’est d’abord appelée la Provincial training school for mental defectives, a déjà accueilli plus de 2000 patients. Les 105 résidents de foyers de groupe sur le grand terrain de l’institution ne seront pas touchés. Lors d’un plébiscite récent, 95 % des résidents ont indiqué qu’ils voulaient rester où ils sont. Environ 400 employés seront mis à pied ou relocalisés. Il sera difficile de déménager les patients, qui ont un âge moyen de 61 ans, dans le réseau de soins qui a une liste d’attente de 1500 personnes âgées. À Red Deer, 50 lits du Aspen Ridge viennent d’être fermés. Dix millions de dollars ont été réservés pour des modifications qui seraient requises pour héberger les patients dans des résidences privées. Aucune décision n’a été prise sur le sort des deux bâtiments et du terrain après la fermeture.
Entre 1928 et 1972, près de 3000 stérilisations par chirurgie ont été pratiquées sans l’accord du patient en Alberta. Pour plus d’information sur cette triste réalité, on peut se procurer le livre : Eugenics and the firewall, 288 pages, 25 $ chez Chapters ou consulter le site www.eugenicsarchive.ca
Entre 1928 et 1972, près de 3000 stérilisations par chirurgie ont été pratiquées sans l’accord du patient en Alberta. Pour plus d’information sur cette triste réalité, on peut se procurer le livre : Eugenics and the firewall, 288 pages, 25 $ chez Chapters ou consulter le site www.eugenicsarchive.ca
jeudi 24 janvier 2013
Décès de Kinew James
Peu après minuit, le 20 janvier 2013, les gardiens du centre régional psychiatrique de Saskatoon se rendent compte que Kinew James a perdu connaissance dans sa cellule. Elle est transportée à l’hôpital, où son décès a été constaté. Des détenus ont contacté la société Elizabeth Fry pour signaler qu’elle appelait à l’aide cette nuit-là et que son bouton d’appel avait été déconnecté. La mère de Kinew James réclame une enquête publique. À l’âge de 18 ans, Kinew a été condamnée à une peine de 6 ans pour homicide et menaces. Sa sentence a été prolongée plusieurs fois car derrière les barreaux, elle multipliait les bris d’équipement, attaques sur les gardiens, auto-mutilations et incendies. Après 15 ans et 7 mois de détention, elle devait être libérée cette année. La police a été avisée, le coroner va enquêter et l’enquêteur correctionnel Howard Sapers a affirmé qu’il produira son rapport.
Cette mort rappelle celle d’Ashley Smith qui s’est mutilée 168 fois avant de s’étrangler devant les gardiens qui filmaient l’altercation.
L'article sur la mort de Justin Scott Saint-Aubin survenue le 28 novembre 2007 est archivé sur ce site le 3juillet 2007 et est suivi d'une liste des prisonniers morts entre 2001 et 2007. L'article sur la mort de Claudio Castagnetta survenue en septembre 2007 est archivé le 6 novembre 2008 sur ce blogue.
Cette mort rappelle celle d’Ashley Smith qui s’est mutilée 168 fois avant de s’étrangler devant les gardiens qui filmaient l’altercation.
L'article sur la mort de Justin Scott Saint-Aubin survenue le 28 novembre 2007 est archivé sur ce site le 3juillet 2007 et est suivi d'une liste des prisonniers morts entre 2001 et 2007. L'article sur la mort de Claudio Castagnetta survenue en septembre 2007 est archivé le 6 novembre 2008 sur ce blogue.
lundi 3 décembre 2012
Les cliniques médicales Lacroix
Les médecins sont libres de se désaffilier du régime de la Régie d’assurance-maladie du Québec et de facturer directement leurs patients. C’est le choix d’au moins 183 omnipraticiens et au moins 75 spécialistes au Québec. Après tout, nous sommes dans un système d’entreprises privées! C’est ce qu’a fait le Dr Marc Lacroix et ses associés. Ils offrent une consultation à 99$, ou un bilan de santé à 595$, qui comprend un examen d’une heure et une rencontre d’une demi-heure pour communiquer les résultats des analyses. D’autres formules sont offertes dont une couverture corporative, pour couvrir les employés d’une même entreprise. Ouverts à l’idée d’offrir des services là où ils sont requis, les cliniques Lacroix offrent de fournir une couverture médicales lors de grands événements dans la région de Québec comme les super-concerts. Les cliniques Lacroix sont situées à Lac-Beauport, Cap-Rouge, Saint-Jean Chrisostome, Sillery, et les cliniques affiliées au réseau sont à Bromont, Terrebonne et Victoriaville. Est-ce que la médecine de demain réservera une plus grande place au privé? Est-ce que la difficulté à trouver un médecin de famille va propulser les cliniques désaffiliées au régime RAMQ?
Viennent de paraitre...
The teenage brain 2015 - Harper Collins, Le cerveau continue d'évoluer dans la vingtaine de Frances E Jensen, A neuroscintist's survival guide to raising adolescents and young adults
Le livre de la Lumière de Alexandra Soldano, traduit en francais par la chanteuse Ginette Reno.
Le surdiagnostic Rendre les gens malades par la poursuite de la santé. Par H. Gilbert Welch, Dr Lisa M. Schwartz et Dr Steven Woloshin. Traduit en francais par Fernand Turcotte, paru aux presses de l'université Laval. Le surdiagnostic a conduit des millions de personnes à devenir des patients à se faire traiter pour rien et a ajouté aux coûts. ISBN 978-2-7637-9659-8
Je suis une personne, pas une maladie : la maladie mentale, l'espoir d'un mieux-etre
Oeuvre de plusieurs auteurs dont deux psychiatres et Luc Vigneault, pair-aidant. Aussi disponible sous forme de CD.
Privé de soins Contre la régression tranquille en santé. Par Dr Alain Vadeboucoeur. Paru aux éditions Lux ISBN 9782895961444 Un plaidoyer vibrant en faveur de notre système public de santé
Suspicious minds : How culture shapes madness by Joel Gold and Ian Gold
http://publications.mcgill.ca/mcgillnews/2014/08/11/14047/
Santé : l'heure des choix Par Claude Castonguay, paru chez Boréal ISBN 978-2-7646-2203-2 Le père de l'assurance-maladie explore des pistes de solutions pour que le système puisse continuer de traiter tout le monde. Changements dans le mode de rémunération des médecins? Dans le financement des hôpitaux? Dans la formule de financement de la RAMQ? Frais imposés à ceux qui peuvent payer les soins?
Le crack : les cailloux de l'enfer de Agnès Reynaud
Les comportements dans le domaine de la santé Comprendre pour mieux intervenir, par Gaston Godin, de l'université Laval, un expert en la matière. Ce livre aidera les professionnels de la santé à transformer leurs conseils en plans d'action.
La mission secrete de Julia Léveillée Roman jeunesse par Julie Vincelette publié par les éditions Z'Ailées aussi disponible sous forme de livre électronique. Ce livre enseigne aux jeunes de ne pas se culpabiliser pour les maladies mentales de leurs proches.
Pour les usagers de la psychiatrie acteurs de leur propre vie Collectif sous la direction de Tim Greacen. Ce livre offre une perspective récente sur le rétablissement, l'inclusion sociale et l'empowerment en santé mentale. Éditions Érès, ISBN 978-2-7492-1608-9 . De larges sections de ce livre ont fait l'objet d'une publication en langue anglaise sous le titre de Empowerment, lifelong Learning and Recovery in Mental Health, Palgrave Macmillam, 2012
Saving Normal An insider's revolt against out-of-control psychiatric diagnosis, DSM-5, big pharma, and the medicalization of ordinary life. Par Allen Frances, psychiatre, ISBN 978-0-06-222925-0, Harper Collins publishers
Le livre de la Lumière de Alexandra Soldano, traduit en francais par la chanteuse Ginette Reno.
Le surdiagnostic Rendre les gens malades par la poursuite de la santé. Par H. Gilbert Welch, Dr Lisa M. Schwartz et Dr Steven Woloshin. Traduit en francais par Fernand Turcotte, paru aux presses de l'université Laval. Le surdiagnostic a conduit des millions de personnes à devenir des patients à se faire traiter pour rien et a ajouté aux coûts. ISBN 978-2-7637-9659-8
Je suis une personne, pas une maladie : la maladie mentale, l'espoir d'un mieux-etre
Oeuvre de plusieurs auteurs dont deux psychiatres et Luc Vigneault, pair-aidant. Aussi disponible sous forme de CD.
Privé de soins Contre la régression tranquille en santé. Par Dr Alain Vadeboucoeur. Paru aux éditions Lux ISBN 9782895961444 Un plaidoyer vibrant en faveur de notre système public de santé
Suspicious minds : How culture shapes madness by Joel Gold and Ian Gold
http://publications.mcgill.ca/mcgillnews/2014/08/11/14047/
Santé : l'heure des choix Par Claude Castonguay, paru chez Boréal ISBN 978-2-7646-2203-2 Le père de l'assurance-maladie explore des pistes de solutions pour que le système puisse continuer de traiter tout le monde. Changements dans le mode de rémunération des médecins? Dans le financement des hôpitaux? Dans la formule de financement de la RAMQ? Frais imposés à ceux qui peuvent payer les soins?
Le crack : les cailloux de l'enfer de Agnès Reynaud
Les comportements dans le domaine de la santé Comprendre pour mieux intervenir, par Gaston Godin, de l'université Laval, un expert en la matière. Ce livre aidera les professionnels de la santé à transformer leurs conseils en plans d'action.
La mission secrete de Julia Léveillée Roman jeunesse par Julie Vincelette publié par les éditions Z'Ailées aussi disponible sous forme de livre électronique. Ce livre enseigne aux jeunes de ne pas se culpabiliser pour les maladies mentales de leurs proches.
Pour les usagers de la psychiatrie acteurs de leur propre vie Collectif sous la direction de Tim Greacen. Ce livre offre une perspective récente sur le rétablissement, l'inclusion sociale et l'empowerment en santé mentale. Éditions Érès, ISBN 978-2-7492-1608-9 . De larges sections de ce livre ont fait l'objet d'une publication en langue anglaise sous le titre de Empowerment, lifelong Learning and Recovery in Mental Health, Palgrave Macmillam, 2012
Saving Normal An insider's revolt against out-of-control psychiatric diagnosis, DSM-5, big pharma, and the medicalization of ordinary life. Par Allen Frances, psychiatre, ISBN 978-0-06-222925-0, Harper Collins publishers
mardi 30 octobre 2012
Quel accueil réserve-t-on aux réfugiés?
Le programme fédéral de santé interimaire est modifié depuis le premier juin 2012. Désormais, les seuls services couverts seront les consultations avec un médecin ou les soins hospitaliers (et les médicaments) nécessaires pour prévenir ou traiter une situation présentant un risque ou un état préoccupant pour la santé publique. On ne met donc pas en doute les vaccins, les soins contre la tuberculose et les examens exigés par les autorités de l’immigration.
Les coupures dans les soins touchent donc : les soins de la vue et des dents, les appareils auditifs, la physiothérapie, l’oxygène, les ambulances, les marchettes et les chaises roulantes, l’insuline pour les diabétiques, les examens médicaux qui ne s’adressent pas à une maladie ou une blessure précise, les soins entourant l’accouchement, les soins de longue durée et les soins à domicile, la chimiothérapie, les soins concernant la stérilisation ou la fertilité, la consultation avec un psychologue. Même certaines maladies infectieuses comme la pneumonie ou la pyelonéphrite ne sont plus couvertes par le gouvernement fédéral! Pour ce qui est des soins psychiatriques, seuls les cas présentant un danger pour le public seront couverts!
Le gouvernement fédéral compte économiser ainsi 20,000,000 $ par an. L’administration du système de santé des réfugiés est confiée à la Croix Bleue Médivie.
Doit-on s’attendre à ce qu’une personne qui arrive ici sans famille se trouve un emploi si il ne voit pas bien? Quand va-t-il prendre soin de ses dents si il s’est endetté pour payer des soins médicaux?
Je laisse le dernier mot au Dr Paul Cauford, de Scarborough :
« Je ne comprends pas pourquoi notre gouvernement fragilise les personnes les plus vulnérables »
Mise à jour du 19 février 2016
Le programme fédéral de santé intérimaire sera rétabli le 1er avril 2016. Le coût est estimé à 12,500,000 $ d'ici deux ans pour les réfugiés et les demandeurs d'asile. À partir d'avril 2017 les réfugiés sélectionnés pourront avoir dans leur pays d'origine certains soins comme des vaccins.
Les coupures dans les soins touchent donc : les soins de la vue et des dents, les appareils auditifs, la physiothérapie, l’oxygène, les ambulances, les marchettes et les chaises roulantes, l’insuline pour les diabétiques, les examens médicaux qui ne s’adressent pas à une maladie ou une blessure précise, les soins entourant l’accouchement, les soins de longue durée et les soins à domicile, la chimiothérapie, les soins concernant la stérilisation ou la fertilité, la consultation avec un psychologue. Même certaines maladies infectieuses comme la pneumonie ou la pyelonéphrite ne sont plus couvertes par le gouvernement fédéral! Pour ce qui est des soins psychiatriques, seuls les cas présentant un danger pour le public seront couverts!
Le gouvernement fédéral compte économiser ainsi 20,000,000 $ par an. L’administration du système de santé des réfugiés est confiée à la Croix Bleue Médivie.
Doit-on s’attendre à ce qu’une personne qui arrive ici sans famille se trouve un emploi si il ne voit pas bien? Quand va-t-il prendre soin de ses dents si il s’est endetté pour payer des soins médicaux?
Je laisse le dernier mot au Dr Paul Cauford, de Scarborough :
« Je ne comprends pas pourquoi notre gouvernement fragilise les personnes les plus vulnérables »
Mise à jour du 19 février 2016
Le programme fédéral de santé intérimaire sera rétabli le 1er avril 2016. Le coût est estimé à 12,500,000 $ d'ici deux ans pour les réfugiés et les demandeurs d'asile. À partir d'avril 2017 les réfugiés sélectionnés pourront avoir dans leur pays d'origine certains soins comme des vaccins.
vendredi 26 octobre 2012
La garde en établissement et le code civil
Article 10 – Toute personne est inviolable et a droit à son intégrité. Sauf dans les cas prévus par la loi, nul ne peut porter atteinte sans son consentement libre et éclairé.
Article 11 – Nul ne peut être soumis sans son consentement à des soins, quelle qu’en soit la nature, qu’il s’agisse d’examens, de prélèvements, de traitements ou de toute autre intervention. (Si l’intéressé est inapte, son mandataire ou une personne autorisée par la loi le remplace)
Article 13 – (Exception en cas d’urgence)
Articles 26 à 31 – De la garde en établissement et de l’évaluation psychiatrique
La garde préventive est une mesure exceptionnelle qui permet de garder à l’hôpital quelqu’un qui s’y oppose pendant au plus 72 heures (en excluant les samedis, dimanches et jours fériés) parce que cette personne présente un danger grave et immédiat.
La garde provisoire est la garde autorisée par le tribunal en vue de soumettre à deux évaluations psychiatriques quelqu’un qui s’y oppose. Le premier examen doit être effectué dans les 24 heures de la prise en charge ou de l’ordonnance du tribunal. Si le psychiatre conclut qu’il est nécessaire de continuer la garde en établissement, un deuxième avis d’un autre psychiatre est requis dans les 96 heures. La garde peut continuer sur la foi de ces examens pour 48 heures supplémentaires. Si la garde doit continuer, elle sera autorisée par un juge qui établira la durée de cette garde autorisée. Dès que la garde n’est plus justifiée, la personne doit être libérée. Si le tribunal a fixé la garde à plus de 21 jours, des examens psychiatriques doivent être effectués après 21 jours et ensuite à tous les trois mois. La personne sous garde est privée de sa liberté mais garde ses autres droits. En particulier, il a le droit de prendre connaissance de son plan de traitement, de savoir où il est, de connaitre ses droits et recours, de savoir quand est prévue la fin de sa garde, d’être traité avec respect et dignité. Il peut communiquer avec ses proches ou un avocat. Des recours d’appel existent en autant que des échéances soient respectées.
En 2004, la Cour du Québec du district de Montréal a reçu 2136 requêtes pour garde en établissement. Dans seulement 520 cas, les personnes visées étaient présentes à l’audition. Sur ce nombre, 327 personnes étaient représentées par un avocat. Seulement 18 requêtes ont été rejetées.
D'autres informations sont disponibles sur le site: www.agidd.org
Article 11 – Nul ne peut être soumis sans son consentement à des soins, quelle qu’en soit la nature, qu’il s’agisse d’examens, de prélèvements, de traitements ou de toute autre intervention. (Si l’intéressé est inapte, son mandataire ou une personne autorisée par la loi le remplace)
Article 13 – (Exception en cas d’urgence)
Articles 26 à 31 – De la garde en établissement et de l’évaluation psychiatrique
La garde préventive est une mesure exceptionnelle qui permet de garder à l’hôpital quelqu’un qui s’y oppose pendant au plus 72 heures (en excluant les samedis, dimanches et jours fériés) parce que cette personne présente un danger grave et immédiat.
La garde provisoire est la garde autorisée par le tribunal en vue de soumettre à deux évaluations psychiatriques quelqu’un qui s’y oppose. Le premier examen doit être effectué dans les 24 heures de la prise en charge ou de l’ordonnance du tribunal. Si le psychiatre conclut qu’il est nécessaire de continuer la garde en établissement, un deuxième avis d’un autre psychiatre est requis dans les 96 heures. La garde peut continuer sur la foi de ces examens pour 48 heures supplémentaires. Si la garde doit continuer, elle sera autorisée par un juge qui établira la durée de cette garde autorisée. Dès que la garde n’est plus justifiée, la personne doit être libérée. Si le tribunal a fixé la garde à plus de 21 jours, des examens psychiatriques doivent être effectués après 21 jours et ensuite à tous les trois mois. La personne sous garde est privée de sa liberté mais garde ses autres droits. En particulier, il a le droit de prendre connaissance de son plan de traitement, de savoir où il est, de connaitre ses droits et recours, de savoir quand est prévue la fin de sa garde, d’être traité avec respect et dignité. Il peut communiquer avec ses proches ou un avocat. Des recours d’appel existent en autant que des échéances soient respectées.
En 2004, la Cour du Québec du district de Montréal a reçu 2136 requêtes pour garde en établissement. Dans seulement 520 cas, les personnes visées étaient présentes à l’audition. Sur ce nombre, 327 personnes étaient représentées par un avocat. Seulement 18 requêtes ont été rejetées.
D'autres informations sont disponibles sur le site: www.agidd.org
samedi 18 août 2012
Mort d'une décharge de Taser
Le 13 avril 2012, Jeff Oatway, un homme de 34 ans qui était emprisonné, est mort des suites d'une décharge de Taser à Edmonton. Sa mère le décrit comme vivant dans la rue avec des problèmes de drogues. Quand elle contactait l'hôpital local, on lui répondait qu'il n'y avait pas de lit disponible pour lui. Jeff Oatway est la quatrième victime de Taser à Edmonton depuis que les Taser ont été déployés dans cette ville en 2001. 400 des 1400 policiers de la ville ont reçu la formation qui les autorise à se servir du pistolet électrique. Les autres victimes sont:
Trevor Griwolfson le 29 octobre 2008 après 3 décharges
Alesandro Fiacco le 24 décembre 2005 (sous l'effet de la cocaine)
Ronald Perry le 23 mars 2004.
Les policiers d'Edmonton ont utilisé la Taser 253 fois en 2005, 130 fois en 2006 et 89 fois en 2007. Des statistiques plus récentes ne sont pas disponibles.
Mitch Cutknife a été témoin de la bagarre alors qu'on cherchait à déménager Oatway pour qu'il puisse comparaitre en cour. Selon Cutknife, Oatway était menoté quand un groupe de policiers ont fait usage du Taser le 11 avril. Un deuxième témoin, Kevin Lameman aportera peut-être des éclaircissements. Pour plus de détails, vous pouvez consulter les sites web suivants:
www.globaltvedmonton.com/update+man+tasered+by+police+dies+from+injuries/6442620539/story.html
www.cbc.ca/news/canada/edmonton/story/2012/04/13/edmonton-man-dies-taser.html
www.edmontonjournal.com/news/witness+describes+battle+police+cells+before+struck+with+Taser+video/6525678/story.html
www.lastlinkontheleft.com/e2012oatway.html
L'équipe du Alberta serious incident response team enquête. Le pathologiste Dr Graeme Dowling a dit en 2006 au Edmonton Sun qu'il n'y a jamais eu de cas où une décharge de Taser avait causé une mort. Pour voir la liste des plus de 700 cas de décès causés par un Taser, consultez le www.truthnottasers.blogspot.com
Trevor Griwolfson le 29 octobre 2008 après 3 décharges
Alesandro Fiacco le 24 décembre 2005 (sous l'effet de la cocaine)
Ronald Perry le 23 mars 2004.
Les policiers d'Edmonton ont utilisé la Taser 253 fois en 2005, 130 fois en 2006 et 89 fois en 2007. Des statistiques plus récentes ne sont pas disponibles.
Mitch Cutknife a été témoin de la bagarre alors qu'on cherchait à déménager Oatway pour qu'il puisse comparaitre en cour. Selon Cutknife, Oatway était menoté quand un groupe de policiers ont fait usage du Taser le 11 avril. Un deuxième témoin, Kevin Lameman aportera peut-être des éclaircissements. Pour plus de détails, vous pouvez consulter les sites web suivants:
www.globaltvedmonton.com/update+man+tasered+by+police+dies+from+injuries/6442620539/story.html
www.cbc.ca/news/canada/edmonton/story/2012/04/13/edmonton-man-dies-taser.html
www.edmontonjournal.com/news/witness+describes+battle+police+cells+before+struck+with+Taser+video/6525678/story.html
www.lastlinkontheleft.com/e2012oatway.html
L'équipe du Alberta serious incident response team enquête. Le pathologiste Dr Graeme Dowling a dit en 2006 au Edmonton Sun qu'il n'y a jamais eu de cas où une décharge de Taser avait causé une mort. Pour voir la liste des plus de 700 cas de décès causés par un Taser, consultez le www.truthnottasers.blogspot.com
jeudi 12 juillet 2012
2012: un été chaud en psychiatrie à Montréal
Une prise d'otage à l'institut Philippe Pinel a tenu le personnel en halène en avril 2011. À l'hôpital Maisonneuve-Rosemont, un patient s'était projeté de la fenêtre de sa chambre pour se suicider. On a verrouillé les fenêtres des chambres de psychiatrie depuis.
Cet été aussi apporte son lot d'incidents.
À l'hôpital Notre Dame (du CHUM) le patient Idelson Guerrier a essayé d'étouffer une patiente de 71 ans. Deux autres morts suspectes qui sont survenues avant cette attaque lui seront peut-être attribuées.
Depuis quelques années, Idelson Guerrier a été accusé de violence conjugale, cambriolage, agression, informations trompeuses à un policier et harcellement. À l'hôpital, il ne semblait pas violent.
Le 7 juillet de cette année, soit moins d'un an après l'incident semblable, un patient de l'hôpital Maisonneuve Rosemont s'est jeté dans le vide à partir d'un salon du 9e étage. Il n'était pas admis en psychiatrie. Le coroner enquête.
Cet été aussi apporte son lot d'incidents.
À l'hôpital Notre Dame (du CHUM) le patient Idelson Guerrier a essayé d'étouffer une patiente de 71 ans. Deux autres morts suspectes qui sont survenues avant cette attaque lui seront peut-être attribuées.
Depuis quelques années, Idelson Guerrier a été accusé de violence conjugale, cambriolage, agression, informations trompeuses à un policier et harcellement. À l'hôpital, il ne semblait pas violent.
Le 7 juillet de cette année, soit moins d'un an après l'incident semblable, un patient de l'hôpital Maisonneuve Rosemont s'est jeté dans le vide à partir d'un salon du 9e étage. Il n'était pas admis en psychiatrie. Le coroner enquête.
samedi 5 mai 2012
Fermeture d'un refuge à Montréal
Le refuge Projets autochtones du Québec qui acceuille des inuits et des indiens sur la rue de la Gauchetière cherche à déménager mais ne trouve pas d'autre local. Le bail qui le lie au CSSS Jeanne-Mance se termine le 30 juin 2012 et le propriétaire souhaite convertir l'espace en bureaux. 53 emplacements ont été proposés mais les arrondissements (y compris l'arrondissement Ville-Marie) ne veulent pas d'un nouveau refuge. Le local actuel abrite 30 lits pour hommes et 7 lits pour femmes. Les subventions du gouvernement fédéral sont conditionnelles à la signature d'un bail d'au moins 5 ans. En même temps, le centre d'amitié autochtone, au coin Saint-Laurent et Ontario, n'est plus membre du Regroupement des centres dù,amitié autochtones du Québec, ce qui le privera de subventions. Y aura-t-il plus d'autochtones dans les rues de Montréal?
samedi 28 avril 2012
Fermeture de Kingston et Leclerc!
Le ministre Vic Toews a surpris les services correctionnels en annonçant la fermeture de la prison de Kingston, du centre régionnal de traitement ( qui est à l'intérieur des murs de la prison de Kingston) et de l'institut Leclerc à Laval. Il compte économiser $120,000,000 par an sur son budget annuel de $3,000,000,000. Les services correctionnels du Canada encadrent 15,000 détenus dont 2,000 partagent une cellule prévue pour un prisonier. Il y a 350 prisoniers à Kingston encadrés par 465 employés, plus 130 patients au centre régionnal de traitement surveillés par 178 employés. La moitié des détenus de Kingston purgent une peine de prison à vie. L'institut Leclerc, ouvert en 1961, est un établissement à sécurité moyenne qui détient près de 500 détenus surveillés par 358 employés. On y a amménagé une buanderie qui dessert 32 hopitaux québecois. Aucune construction de prison n'est prévue, les détenus devront donc tous être transférés... Où?
La surpopulation de Millhaven en Ontario excède 100 détenus et Sainte Anne des Plaines, près de Saint Jérome, en a 200 de trop. La vénérable prison de Kingston, ouverte en 1835, tient un rôle spécial en acceuillant un grand nombre de meurtriers. Elle a connu des émeutes en 1954 et 1971 et ses évadés les plus connus sont Red Ryan et Ty Conn.
Si les 1000 détenus de ces 3 centres sont transférés dans des institutions qui sont déjà surpeuplés, on doit s'attendre à un niveau de violence accru envers les prisonniers et les gardiens. Bientôt nous pourrons dire:" Monsieur Toews, on l'avait prévu!"
La surpopulation de Millhaven en Ontario excède 100 détenus et Sainte Anne des Plaines, près de Saint Jérome, en a 200 de trop. La vénérable prison de Kingston, ouverte en 1835, tient un rôle spécial en acceuillant un grand nombre de meurtriers. Elle a connu des émeutes en 1954 et 1971 et ses évadés les plus connus sont Red Ryan et Ty Conn.
Si les 1000 détenus de ces 3 centres sont transférés dans des institutions qui sont déjà surpeuplés, on doit s'attendre à un niveau de violence accru envers les prisonniers et les gardiens. Bientôt nous pourrons dire:" Monsieur Toews, on l'avait prévu!"
dimanche 11 décembre 2011
Qui aime bien chatie mieux!
L'État du Michigan s'est rendu compte qu'il est préférable de bien encadrer les détenus relachés pour prévenir les récidives. Le programme MPRI (Michigan prisoner re-entry initiative) a permi de réduire la population carcérale (de 51554 en 2007 à 43120 maintenant) fermer 21 prisons et baisser les coûts de fonctionnement de sees prisons à 1,800,000,000 $. On estime à 25% la proportion des détenus qui ont une maladie mentale. La transition vers la liberté a longtemps été limitée à un billet d'autobus, une ordonnance de 30 jours quand cela était indiqué, et un rendez-vous avec un agent de libération conditionnelle dans une semaine. Faut-il être surpris que peu de prisoniers réussisaient leur transition et 40 % d'entre eux se retrouvaient derrière les barraux dans 3 ans?
Dans le nouveau système les agents agissent comme coach : a-t-il un appartement qui l'attend à sa sortie? un numéro de sécurité sociale américain? une vision réaliste du marché de l'emploi? La supervision d'un ex-prisonier coute en moyenne 2130 $ par an. La gouverneure du Michigan Jennifer Graham a quelque chose à montrer au premier ministre Stephen Harper!
La Californie et d'autres états devront libérer beaucoup de prisoniers bientôt. Espérons qu'ils profiteront de l'expérience du Michigan et offriront des services sociaux aux ex-détenus.
Dans le nouveau système les agents agissent comme coach : a-t-il un appartement qui l'attend à sa sortie? un numéro de sécurité sociale américain? une vision réaliste du marché de l'emploi? La supervision d'un ex-prisonier coute en moyenne 2130 $ par an. La gouverneure du Michigan Jennifer Graham a quelque chose à montrer au premier ministre Stephen Harper!
La Californie et d'autres états devront libérer beaucoup de prisoniers bientôt. Espérons qu'ils profiteront de l'expérience du Michigan et offriront des services sociaux aux ex-détenus.
dimanche 27 novembre 2011
Entrevue avec le Dr. John H. Krystal
Le Dr. Krystal cummule pluseurs fonctions à l'université Yale et au réseau de soins dédié aux vétérans américains (VA). "Nous sommes à un point crutial dans la compréhension du cerveau. La porte est ouverte à de nouveaux traitements dont certains nous ont surpris. C'est l'ère la plus enthousiasmante de l'histoire de la psychiatrie."
Il est un expert dans le role du glutamate, un neurotransmetteur important, et la kétamine qui interfère avec ce système et peut donc être utilisée comme outil. En étudiant le syndrome de stress post-traumatique, l'équipe du Dr. Kristal a découvert que le Norpramin aidait au sevrage de l'alcool. Le Dr Krystal s'intéresse aussi à la neuroplasticité, la capacité qu'ont les circuits neuronaux à se modifier suite à un traumatisme. Des études de grande envergure seront bientot entreprises pour déterminer l'efficacité d'un traitement qui améliore la neuroplasticité pour traiter les attaques de panique, le trouble obcessif-compulsif et le Syndrome de stress post-traumatique.
Pour en savoir plus sur les travaus du Dr. Krystal (en anglais) choisissez l'onglet disorders au site www.narsad.org
Il est un expert dans le role du glutamate, un neurotransmetteur important, et la kétamine qui interfère avec ce système et peut donc être utilisée comme outil. En étudiant le syndrome de stress post-traumatique, l'équipe du Dr. Kristal a découvert que le Norpramin aidait au sevrage de l'alcool. Le Dr Krystal s'intéresse aussi à la neuroplasticité, la capacité qu'ont les circuits neuronaux à se modifier suite à un traumatisme. Des études de grande envergure seront bientot entreprises pour déterminer l'efficacité d'un traitement qui améliore la neuroplasticité pour traiter les attaques de panique, le trouble obcessif-compulsif et le Syndrome de stress post-traumatique.
Pour en savoir plus sur les travaus du Dr. Krystal (en anglais) choisissez l'onglet disorders au site www.narsad.org
Deux nouveaux livres sur la bipolarité
Le Dr Nassir Ghaemi de l'université Tufs à Boston vient de publier: A First-Rate Madness : Uncovering the Links Between Leadership and Mental Illness. Dans ce livre controversé, il associe la maniaco-dépression à des qualités exceptionnelles de lesdership en temps de crise. On sait par exemple que Winston Churchill était bipolaire. Il a puisé ses informations dans les biographies et les dossiers psychiatriques de chefs d'États et d'officiers militaires qui se sont illustrés dans la Deuxième Guerre mondiale, la guerre friode et la lutte pour les droits civiques aux États-Unis.
L'écrivaine francaise Delphine de Vigan nous révèle ses secrets dans : Rien ne s'oppose à la nuit. Elle explique la bipolarité de sa mère et les difficultés qu'elle a subies surtout dans son enfance. Elle s'attaque à des tabous et souligne qu'elle a recu beaucoup d'amour malgré la maladie. Ce livre est en lice pour le prix des libraires du Québec dans la catégorie Romans hors Québec.
Un livre récent (mai 2012) sur notre système d'assurance-maladie qui nousvient des éditions du CHU Sainte-Justine: Médecine pubilque, médecine privée : un choix de société, un livre dirigé par Dr. Fernando Alvarez et Gilles Bibeau.
L'écrivaine francaise Delphine de Vigan nous révèle ses secrets dans : Rien ne s'oppose à la nuit. Elle explique la bipolarité de sa mère et les difficultés qu'elle a subies surtout dans son enfance. Elle s'attaque à des tabous et souligne qu'elle a recu beaucoup d'amour malgré la maladie. Ce livre est en lice pour le prix des libraires du Québec dans la catégorie Romans hors Québec.
Un livre récent (mai 2012) sur notre système d'assurance-maladie qui nousvient des éditions du CHU Sainte-Justine: Médecine pubilque, médecine privée : un choix de société, un livre dirigé par Dr. Fernando Alvarez et Gilles Bibeau.
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